Société civile guinéenne : PCUD, CNOSCG et CONASOC enterrent leur hache de guerre

La PCUD (Plate forme nationale des Citoyens Unis pour le Développement), le CNOSCG (Conseil National des Organisations de la Société civile Guinéenne) et la CONASOC (Coalition Nationale des Organisations de la Société civile) enterrent leur hache de guerre. C’est du moins ce qui laisse présager  la déclaration commune qu’ils envisagent de faire les prochains jours, à Conakry.

Les trois principales faitières de la société civile guinéenne ne veulent plus continuer à se faire la guerre. Elles ont décidé de parler d’une même voix en tournant la page des ‘’querelles intestines’’. Pour la cause commune, elles s’engageraient réciproquement à opter pour l’unité d’action, la synergie. Toutes sont désormais partantes pour les Etats Généraux de la société civile guinéenne. En tout cas si on croit, à ce qu’elles prétendent faire. Les trois veulent faire une déclaration commune pour officialiser leur union.

Il y a quelques mois les trois faitières ne conjuguaient pas le même verbe. L’embrouille est partie d’un simple projet initié par la PCUD. Le projet des Etats Généraux de la société civile guinéenne, initié lors d’une assemblée générale organisée par le PROJEG (Programme concerté de Renforcement des capacités de la société civile et de la jeunesse guinéennes) en fin mai début juin 2014, à Kindia. Les 150 organisations de la société civile représentées à cette AG auraient adhéré sans réserve au projet.

Le clash

De retour à Conakry, la PCUD, initiatrice du projet  qui pensait avoir obtenu l’aval à partir de Kindia a voulu matérialiser le projet. D’abord pour mettre tout le monde au même diapason, elle organise des ateliers de partage et d’information avec les différentes familles d’acteurs. Cette première phase du projet qui a duré du 22 novembre au 18 décembre 2014, a provoqué quelques grincements de dents lors du dernier atelier consacré aux faitières. Sur douze organisations présentes à cet atelier, trois avaient émis des réserves et demandé la « suspension » du processus. Le CNOSCG, la CONASOC et le CDIG après l’avoir notifié dans une déclaration commune s’étaient retirés de la salle. Depuis ce clash, les trois organisations de la société civile sont restées en marge du processus.

Comité de bons offices

Le 26 mars derniers, à l’issue d’un atelier de restitution organisée, à Conakry, par la PCUD, un comité de bons offices a été mis sur pied. Piloté par le syndicaliste Louis M’Bemba Soumah, sa mission était de renouer le contact avec les faitières réticentes, afin de trouver un terrain d’entente. Aujourd’hui, tout porte à croire, que le comité a réussi sa mission.

Sauf changement de dernière minute, les trois faitières ont décidé de signer un protocole d’accord pour enterrer définitivement leur hache de guerre et d’aller ensemble aux Etats Généraux de la société civile.

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