Société: Des jeunes filles et dames pour la valorisation de la culture africaine de Guinée

Les jeunes filles et dames de la République de Guinée,
particulièrement celles de Conakry, accordent de la valeur à la mode
africaine à travers le port de tissus du terroir taillés à
l’africaine.
Aujourd’hui, elles sont nombreuses à Conakry, capitale guinéenne, à
faire du textile guinéen en particulier et celui de l’Afrique en
général, leur modèle d’habillement préféré. Elles le prouvent souvent
dans les cérémonies de réjouissance (mariage, baptême, soumoun et
réunions de fin de mois ou Sèrè).
A ces occasions, les demoiselles et dames se rivalisent à travers les
modes présentées dans des cotonnades d’origines locales. Une attitude
à encourager pour la promotion et la valorisation de la culture
guinéenne d’une part et africaine d’autre part.
Mlle Mariam Barry est membre d’une Association de jeunes filles (Sèrè)
à Landréah dans la commune de Dixinn : «Je porte les tissus guinéens
pour prendre part au cérémonie, parce que cela contribue à valoriser
la culture guinéenne et celle du continent africain. Ces textiles sont
une partie de la culture de chez nous. Je me sens bien quand je porte
un habit traditionnel, car ça me différencie de certaines de mes
camarades jeunes filles, qui aiment souvent s’habiller dans les tenues
européennes. Dans les cérémonies de baptême par exemple, nous sommes
félicitées par nos camarades qui aiment porter les tenues
occidentales».
Aïcha Fofana, une jeune dame rencontrée au quartier Minière-Cité dans
la commune de Dixinn : «Pour me mettre en conformité avec la cérémonie
et être, de plus, respectée par les gens, je vais dans les mariages et
dans les baptêmes, en basin. Par fois, je porte les tissus ‘’léppi’’
de la Moyenne Guinéenne. Certaines camarades aussi présentes dans ces
cérémonies, font la même chose que moi. C’est pour cela, elles
préfèrent porter le tissu appelé Forêt sacrée, une identité de la
Guinée Forestière, pour se faire remarquer.

D’autres camarades également se mettent en tissu Kindili de la Basse
Guinée pour prendre part aux cérémonies de mariage, de baptême et des
réunions d’associations de jeunes filles et dames dans les quartiers.
En plus, il y a d’autres jeunes filles et dames qui préfèrent porter
les qualités de tissus d’autres pays de l’Afrique, comme la Côte
d’Ivoire, le Mali. Cela fait vraiment beau à voir».

Mamadouba Camara, www.kababachir.com

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