Société: que reste-t-il du Musée régional de Boké?

Considéré par le passé comme creuset des œuvres culturelles des différentes ethnies de la localité, le Musée régional de Boké, créé en 1878, présente aujourd’hui un visage périssable, réduisant considérablement le taux de fréquentation chez les touristes et nostalgiques des faits et gestes ayant marqué l’histoire de Kakandé.

Rencontré, lundi, 07 novembre 2016, dans les couloirs, le directeur dudit Musée, Abdoulaye Niaïssa a confié au correspondant de l’AGP sur place : «Les travaux de réalisation avaient été entamés par Douga Coumbassa en 1878. A sa mort, son successeur, Sara Coumbassa acheva l’édifice, dont la réalisation a vu le jour grâce à Tönkö Coumbassa qui, en 1878, avait cédé une portion de sa parcelle aux français pour que ce patrimoine soit bâti dans notre localité. C’est ainsi que, le 21 janvier 1866, Douga a signé un traité de protectorat avec les français».

Dans les cases des communautés citées haut, des tables vitrées sont déjà installées grâce à l’appui financier et technique les Ambassades des Etats-Unis d’Amérique et d’Allemagne en République de Guinée.

Mais, la collecte d’arts ethnographiques auprès des communautés baga, landouma, nalou, mikiförè, diola et balante, principales conservatrices des œuvres d’arts, constitue un véritable calvaire pour la Direction du Musée, a-t-on appris de sources dignes de foi.

Malgré l’aide des partenaires au développement, les locaux du Musée, à commencer par la cour, laissent à désirer par manque de soutien interne. C’est pourquoi, le directeur du Musée régional de Boké, Abdoulaye Niaïssa a sollicité vivement, l’appui de l’Etat guinéen, à travers le département de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique.

Au nombre des besoins immédiats, on peut citer entre autres, «la réhabilitation du Musée, l’aménagement de la cour, la construction de banquettes, l’obtention d’un podium culturel, des chaises pour renflouer la caisse du patrimoine en question. Ensuite, rendre attrayant le Musée en état de détérioration.

Mamadouba Camara, www.kababachir.com à Boké

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