Sortie ratée d’Alpha Condé : L’opposition dénonce « des propos d’une extrême gravité »


Au cours d’une plénière tenue ce jeudi au QG de l’UFDG, l’opposition républicaine a réagit à la sortie ratée du Président Alpha Condé, le weekend dernier au siège du parti présidentiel.

Pour Cellou Dalein Diallo et ses pairs de l’opposition républicaine, les propos tenus par Alpha ondé appelant à l’affrontement, menacent l’unité nationale et la cohésion sociale.

« Nous avons adopté une déclaration par rapport aux propos qu’il a tenus. C’est extrêmement grave ! La responsabilité du président de la République, c’est de rassembler, promouvoir la paix, l’entente, l’unité, la compréhension, la fraternité, la tolérance entre les citoyens. Mais si lui-même, il demande à son parti « préparez-vous à l’affrontement, il ne faut plus accepter ça et ça. Il y a de quoi être inquiet. », estime Cellou Dalein Diallo.

Revenant sur le contenu du discours d’Alpha Condé qui dit se débarrasser de son manteau de président, le leader de l’opposition estime qu’on pas désormais à craindre au désormais militant du RPG.   «Maintenant attaquez le militant du RPG », lance Cellou Dalein Diallo aux journalistes et aux acteurs politiques présents dans la salle.

« Comme il dit désormais il est militant du RPG, il laisse sa casquette du président de la République, vous l’attaquez comme vous voulez, vous êtes protégés, parce qu’il n’est pas interdit de critiquer l’action d’un parti politique. », rappelle le Président de l’UFDG.

Dans un discours lu par  le porte parole du jour, l’opposition estime les propos du locataire du palais Sékhoutouréyah, suffisent largement pour déclencher une procédure judiciaire à son encontre pour haute trahison.

 «  Ses propos d’une singulière gravité incitatifs à la haine et à la violence, sont une violation de la Constitution de même que lorsqu’il affirme qu’il laisse son manteau du Président pour celui du militant, ou encore ce n’est pas le président qui sort, c’est le militant,  Alpha Condé renonçant ainsi à la fonction présidentielle pour se mettre au service d’un parti politique. Ces propos justifient d’ailleurs le déclenchement d’une procédure supranationale pour haute trahison en raison du manquement de son devoir manifestement incompatible à l’exercice de son mandat.», estime Boubacar Bah. Ajoutant que : « Cette attitude irresponsable du Chef de l’Etat exige une condamnation ferme et une unité d’action claire de toutes les composantes de notre pays. »

Alors que la question d’un troisième mandat fait débat en Guinée, l’on se demande jusqu’où iront les opposants pour barrer la route à un éventuel maintien au pouvoir du président Condé au delà de 2020.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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