Sory camara dans le viseur de la Justice : et les autres du RPG ?

On a eu droit à des déclarations selon lesquelles quand les opposants marchent, le marché de Madina et les autres de la capitale prendront feu en guise de représailles. Aussitôt dit, aussitôt fait. Le bilan est lourd et les pertes énormes.

C’est pourquoi, insiste Dalein Diallo, « L’opposition républicaine exige que des enquêtes soient menées sur l’incendie survenu à Madina. Puisque la veille, il y a eu des menaces de la part des loubards du RPG. Ils avaient menacé de bruler Madina. Il faut faire des enquêtes pour savoir si ce n’est pas eux. Parce que pour beaucoup, Madina, Nous savons, nous avons appris que des réunions ont été tenues, de l’argent a été distribué, pour que les gens brûlent les marchés. »

Des extrémistes du RPG ayant posé avec des cadres du parti à la veille des flammes de Madina ne se sont pas cachés. Tout a été fait à visage découvert. Mais, c’est oublier que Madina est occupé par toutes les communautés, pas que des militants de l’opposition.  « Nous sommes convaincus que c’est un acte criminel», conclut Dalein Diallo. Pendant que toutes ces menaces ont été proférées, les deux Procureurs, celui de Dixinn et de Mafanco étaient où ? Ils somnolaient dans la plus grande honte du métier.

En effet, en lieu et place des RPGistes qui ont mis à exécution leur menace, le magistrat de Mafanco s’en prend à Ibrahima Sory Camara domicilié au quartier Dabondy commune de Matoto. En cause : il a soutenu qu’une réunion s’est tenue à sekhoutoureah sous la présidence du chef de l’Etat au cours de laquelle, il a été décidé de recruter des loubards moyennant de fortes sommes pour s’attaquer aux six 6 grands marchés de Conakry  l’effet de piller les biens des citoyens. Cette déclaration est bien antérieure aux menaces des loubards qui ont mis le feu à Madina et ailleurs à Conakry.

De toute évidence, des questions subsistent : le Procureur a-t-il peur qu’Ibrahima Sory Camara, militant de l’UFDG qui « a également déclaré être en possession des preuves notamment les éléments sonores, les noms et numéros de téléphones des participants qu’il était prêt à livrer à l’opinion nationale le lendemain », ne mettent tout à la place publique pour exposer le pouvoir ?

Pour y parvenir, le Procureur l’accuse d’avoir « tenu des propos injurieux, diffamatoires et vexatoires à l’endroit du chef de l’Etat ». Par conséquent, on parle « d’injures, d’outrages et de diffamations envers le chef de l’Etat. » Injures et mise en feu des boutiques et magasins sont-elles comparables ?

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mafancone cherche pas à le savoir. Il a déjà  instruit  la direction des investigations judiciaires du haut commandement de la gendarmerie nationale à l’effet d’interpeller et auditionner Ibrahima Sorycamara sur les faits mis à sa charge, en dresser procès-verbal et lui communiquer la procédure dans les meilleurs délais. Les autres du RPG se la coulent douce, au nom du militantisme revanchard.

L’injustice appelle à la radicalisation…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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