SOTRAGUI : la malédiction du transport en commun en Guinée

Depuis la Société générale des transports en Guinée (SOGETRAG), la Guinée peine à trouver à mettre en place une société de transport publique viable. A son arrivée au lendemain des convulsions sociales en Guinée, l’ancien premier ministre Lansana Kouyaté s’était essayé avec la Société guinéenne de transports (SOGUITRANS). Mais l’expérience n’a pas été concluante. Ensuite, avec l’arrivée d’Alpha Condé, on a mis en place la Société de transports en Guinée (SOTRAGUI). Mais cette dernière meurt aujourd’hui de sa belle mort.
Et le dernier acte symptomatique de la léthargie qui affecte le secteur, c’est l’annonce du vol des turbocompresseurs de 43 des 100 bus de la société. Un acte dont les auteurs demeurent introuvables. Même s’il y a des raisons de penser que les auteurs en question ont bénéficié de complicités internes à la société ou au ministère, dans la mesure où les bus en question, en panne et retirés de la circulation depuis belle lurette, étaient stationnés dans la cour de la société, à Matoto. Tout porte à croire que dans la perspective de la relance annoncée de la société, de petits maliens se sont arrangés à dépouiller les bus des dernières pièces qui leur restaient.
Il faut toutefois rappeler qu’avant ce dernier épisode, les bus en question, victimes d’une mauvaise gestion (plus ou moins encouragée par un laxisme d’Etat( et des récurrentes manifestations politiques qui ont émaillé le premier mandat du président Alpha Condé, n’étaient plus que des épaves.
Anna Diakité, www.kababachir.com
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