Soumah brandit une ‘’Année blanche’’ :Alpha Condé se bouge enfin !

« Le Président de la République a invité le gouvernement à poursuivre les efforts en cours pour résoudre la crise qui frappe le secteur éducatif consécutivement à des dissensions dans certaines organisations syndicales. »

C’est l’une des grosses consignes qu’Alpha Condé a donné, le jeudi au cours du conseil des ministres. Si jamais, les violences postélectorales n’ont été à l’ordre du jour d’un conseil de ministres, malgré les morts d’hommes et les dégâts matériels importants, avec les enseignants, Alpha Condé pense qu’il est temps de trouver une issue négociée. Le président avait commencé en novembre dernier par menacer : « Nous n’accepterons plus que des gens créent de pagaille en Guinée. Je dis très clair qu’on respecte la loi mais quiconque au moment où on est en train de gagner la confiance des bailleurs de fonds, on n’acceptera plus cela. La rigueur de la loi s’appliquera, il faut que ça soit très clair. »

Les syndicalistes et certains opposants ont dû rire sous cape en écoutant une telle déclaration du président guinéen. Alpha Condé comptait régler la crise dans le secteur éducatif avec des menaces. Avec des qualifications comme ‘’surexcités, sauvage, rebelle, etc.’’. Sa posture raidit la position des syndicalistes, pour autant appelés dissidents. Ceux-ci portent mal cette désignation d’autant plus qu’ils ont réussi à paralyser tout le territoire national.

En demandant aujourd’hui de vives voix à son gouvernement de trouver la solution, Alpha Condé semble lâcher du lest. Pourtant, « C’est une affaire qui est interne au Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG). Le moindre petit commentaire ou la moindre petite implication du gouvernement risque d’être épinglé par les instances internationales pour immixtion dans les affaires syndicales », se défendait récemment le porte-parole du gouvernement.Pour Damantang Camara, « Nous nous tenons à une distance raisonnable de ce qui se passe à l’intérieur du SLECG et de l’USTG. Bien entendu, nous sommes attentifs à ce qui s’y passe parce qu’à partir de l’un instant où ce monsieur ne fait plus partie de sa centrale syndicale, ça rend encore plus illégitime les actes qu’il pose en matière de revendication syndicale. Donc, nous espérons qu’il en va prendre acte, en tout cas nous nous le ferons. »

Soumah jure d’abord que le congrès ne sera pas repris, ensuite, pour toutes négociations, il faut le rétablir dans ses droits (son salaire est suspendu depuis octobre). Dans le cas échéant, il dit être prêt pour une année blanche. Cette dernière menace a dû faire reculer Alpha Condé et son gouvernement. Ce dernier développement soulagera à coup sûr Saïd Fofana.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

  1. Manina Bangoura dit

    Bingo à Mr Soumah Aboubacar du SLECG
    I Baba khadi nira

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