Stabiliser le prix des denrées : mesures palliatives jusqu’en décembre 

A défaut de réduire le prix du carburant à la pompe, le gouvernement veut soulager la capitale Conakry en moyens de transport, comme si les autres sont des sous Guinéens. La démarche est anecdotique à la mauvaise gouvernance. Elle passe presque inaperçue, car, tous les regards sont tournés vers la baisse impossible du carburant. Moment choisi par le gouvernement pour annoncer la stabilisation des prix des denrées. Une mesure palliative. Le Premier ministre parle d’un délai de six mois. C’est-à-dire jusqu’en décembre.

« Nous ne produisons pas le pétrole. Comme toute marchandise, tu achètes, tu revends. Si c’est les denrées essentielles, on peut comprendre. Mais la politique de la subvention s’est révélée coûteuse. Croyez-moi, le Président de la République, même depuis Washington, depuis New-York où il est, il a pris des mesures avec les gros importateurs pour stabiliser les prix. Je m’emploie depuis  cette mesure pour garantir que les prix de ces denrées ne vont pas bouger au moins jusqu’en décembre. » Kassory est sans argument.

On ne sait par quelle magie le gouvernement, lui-même commerçant pourra faire face à la flambée des prix. Aujourd’hui en effet, même les petits condiments sur les marchés sont hors des prix. Les fruits et autres légumes même constat. Comment stabiliser le prix de la tomate fraiche, des avocats, de la volaille, du bétail, etc., alors que leur transport pour Conakry est quasiment insondable ? Des mesures hasardeuses qui portent atteinte gravement au panier de la ménagère. Il n y a aucune mesure d’accompagnement qui est consacrée à cela. Le gouvernement encense. Mais, il n’est pas enclin à réduire le prix du carburant. Qu’on ne se leurre pas.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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