Suppression de la langue arabe: des risques de représailles?

Le gouvernement décide de supprimer les écoles franco-arabes. C’est du moins, ce que laisse croire une déclaration signé des Mollah qui s’opposent vraiment à cette décision du gouvernement. Déjà, des mauvaises langues parlent d’une possible réplique qui pourrait venir d’ailleurs, avec des extrémistes versés dans le Coran ou qui prennent ce livre saint comme creuset contre ce qu’ils appellent les mécréants.

En réalité, selon des sources, bien des enseignements coraniques sont interdits.  De quoi irriter Mollah des mosquées et ceux des écoles ainsi que les parents d’élèves et d’étudiants. Ainsi, dans la déclaration commune, il a été recommandé aux trois départements en charge de l’Education ce qui suit : l’ouverture des portes de toutes les facultés, y compris le Département de Langue Arabe devant les bacheliers de Langue Arabe ;  la création d’une Direction Nationale de l’Enseignement Franco-arabe qui orientera et veillera sur cet enseignement important du primaire à l’université ; doter l’enseignement franco-arabe de l’infrastructure et supports pédagogiques nécessaires ; etc.

Les Arabophones ont déjà un plan B : « Nous demandons purement et simplement notre autonomie totale. » Pour y parvenir, Elhadj Mohamed Saliou Camara Imam Ratib de la Mosquée Fayçal a été invité « de tout mettre en œuvre pour l’exécution urgente de la présente déclaration. » Aux dernières nouvelles une rencontre est prévue dans les heures qui suivent entre le secteur de l’Education et les grognards. Un autre point très sensible dont il faut se méfier…

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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