Sur 86 candidats, Paul Put avait pourtant raflé la mise : soupçon de corruption ou diversion d’Antonio Souaré ?

Il y avait 86 candidatures pour la succession à Lappé Bangoura, limogé avec son staff après la piètre prestation des petits sylis lors de la 5ème édition du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), face au Maroc et la débâcle du Syli national à la CAN 2015, face au Ghana. Des semaines après on a assisté au le lancement de l’appel d’offre pour le recrutement d’un nouveau sélectionneur pour le Onze guinéen.

86 prétendants au poste de sélectionneur du Syli national « A » ont été enregistrés. Parmi eux, figurait bien l’ancien international guinéen Dian Bobo Baldé, Patrice Neveu, Raymond Domenech, Luis Fernandez, etc. Mais, au finish, c’est bien Paul Put qui a raflé la mise, le 17 janvier 2018.  Un choix qui se justifie – tenez-vous bien – selon le président de la FGF, Antonio Souaré, par les conditions salariales de Paul PUT, mais aussi l’expérience de l’homme qui a déjà disputé une finale de coupe d’Afrique des Nations. Selon la Fédé, « Paul Putt est expérimenté pour avoir fait au moins une dizaine d’années sur le continent africain. Il connait le football de ce continent pour avoir été même finaliste de la CAN 2013 avec les étalons du Burkina-Faso. Il répond à tous les critères puisqu’on a dit dans l’appel d’offres qu’on ne recrutera qu’un entraineur qui résidera en Guinée, qui aidera les sélections nationales et soutiendra la formation des entraineurs. »

Aujourd’hui, ce sont les mêmes qui crient au loup et livre à la vindicte Paul Put. Comme s’ils étaient obligés de le prendre parmi 86 candidats dont des Guinéens. Une imposture qui agace plus d’un supporter du Syli de Guinée, imprégné de l’amateurisme de la Fédé. Tous ont applaudi le choix porté sur Paul Put. Et pourtant, et pourtant, il se révèle qu’il est loin d’être celui sur qui il fallait miser. C’est à se demander s’il n y a pas eu des dessous de table, comme aujourd’hui, Paul Put semble être un habitué des batailles judiciaires liées notamment aux trucages des matches. Ce faisant, la Fédé devrait procéder à une enquête de moralité de la coqueluche d’hier devenu paria aujourd’hui.

En effet, selon la presse belge, Paul Put, alors ancien entraîneur du Lierse avait été condamné à deux ans de prison avec sursis pour des paris truqués, par la 69e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles. Paul Put a été reconnu coupable de corruption pour avoir joué un rôle dans l’affaire des matches truqués en Belgique, en 2004 et 2005. Il a été condamné à une amende de 11 000 euros et à une confiscation d’environ 50 000 euros, une somme relative aux commissions perçues par Paul Put pour truquer les matches du Lierse.

En choisissant Paul Put alors, la Fédé a, soit été complice corrompue soit simple amateure dans la gestion du foot guinéen au plus haut sommet. Bien des interrogations subsistent. Antonio Souaré et Cie doivent éclairer les Guinéens, au lieu de tirer à boulets rouges sur le Belge et son bataclan. En attendant, c’est une diversion. Pure et simple. A défaut de parler d’une corruption présumée au cours du choix. Le coupable parfait n’est autre que cette Feguifoot. L’amateurisme a son prix, tout comme la course aux gains occultes. Autant assumer la débâcle, mais avec du recul.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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