Système judiciaire : la réforme finit par du bricolage !

Dans la restructuration de l’administration, Alpha Condé a évoqué la réforme du système judiciaire, oubliant qu’en 2011 déjà, il avait consacré l’année à cette même réforme. Celle-ci avait été bel et bien entamée, par la tenue des Etats généraux de la Justice.

C’est ainsi que la politique nationale de réforme de la justice et le plan d’actions prioritaires 2015-2019 avait été élaboré sous la clairvoyance  de Maitre Cheik Sako. Ces deux documents forment respectivement le cadre stratégique et programmatique de la réforme. « Ils ont été élaborés avec une large participation de la famille judiciaire, des pouvoirs publics, de la société civile, et des partenaires techniques et financiers, puis adoptés sous l’égide de son Excellence monsieur le Président de la République, le Pr Alpha Condé », avait souligné le garde des sceaux.

La réforme entamée a connu par exemple : la création de huit nouveaux tribunaux de première instance dans les quatre régions naturelles de la Guinée, la suppression de la Cour d’Assises et l’extension de la compétence des tribunaux de première instance aux affaires criminelles, la suppression des justices de paix dans lesquelles, le juge unique exerçait à la fois les fonctions de poursuite, d’instruction et de jugement, la création du tribunal de commerce de Conakry, la création de tribunaux militaires, la création du Conseil Supérieur de la Magistrature.

Aujourd’hui, le bricolage fait le reste. Bien des juges sont politiques, ils travaillent pour le parti et pour son leader. La Justice est aux ordres. La prévention n’est pas respectée, les conditions de détention sont déplorables. Tout est fonction des indications du Chef.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

  1. bateka dit

    Qu »attendez vous de notre Prof de droit? qu’il mette une justice pour tous sur place au detriment de ses propres intérêts personnels?
    Alors vous connaissez mal Alpha Condé.
    Son but n’est point de servir la Guinée et les pauvres martyrs dont certaines ont perdu la vie juste parce qu’il souhaitaient voir ce Prof de droit aux commandes du pays. Quel espoir avaient les militants de prières heures du RPG?
    Ces pauvres croyaient injustement qu’avait Alpha Condé Professeur de Droit de Sorbone a la tete du pays, la Guinée devenait automatiquement un état de droit.
    Quelle leur stupéfaction de constater la corruption, l’impunité ériger en mode de gouvernance par le Professeur de droit devenu président a travers leurs sacrifices. Pour preuve il a fallut le massacre des femmes, enfants et opposant au stade du 28 Septembre a Conakry pour que le militaires quittent le pouvoir sous la pression des puissance occidentals en particulier celles des USA. Alpha Condé qui fut élu a la suite de se massacre n’a pas jugé un seul des criminels de ce massacre.
    Rien que des promesses.
    Notre Prof instrumentalise toutes les institutions rien que que pour le servir.
    L’Etat de droit, la démocratie, la justice sont tous n’est que façade en Guinée.
    Le pire maintenant c’est les resources minières sont pillées( pardon exploitées) a grande échelle avec les conséquences néfastes sur l’environnement sans que cela se traduit par une amelioration des condition de vie des populations ou meme sans que les infrastructures de base ne soit construites. Pas de routes, pas de rails, pas de ponts, pas d’hôpitaux.
    Les dons, les prêts, les budgets sont chaque année systématiquement détournés par ceux la meme en charge de les gérer aux benefices des populations aux yeux et su de tout le monde sous la protection du Professeur Alpha Condé et cela depuis 11 ans.
    Oui Monsieur le president gouverner autrement, le peuple de Guinée est patient mais pas aveugle.
    Vos campagnes de communication n’y changeront rien.

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