Tabaski: Faible affluence des clients dans les parcs de bétails à la veille de la fête

A l’instar de leur coreligionnaire du monde, les fidèles musulmans de la Guinée s’apprêtent à célébrer ce vendredi 31 juillet, la fête de Tabaski ou « fête des moutons. ».

Cette fête célébrée chaque année au dixième jour du mois lunaire de ‘’djoul Hijja’’ (mois du Hadj), est caractérisée par le sacrifice rituel d’un mouton, en rapport avec la tradition prophétique d’Abraham. Ce dernier reçut l’ordre divin d’immoler son fils unique Ismaël, une injonction que le  »père des croyants » va s’empresser d’exécuter en toute soumission.

En Guinée cette fête s’est déroulée sur fond de précarité et de pauvreté accentuée par la crise sanitaire liée au coronavirus et avec ses conséquences économiques et sociales.

Les prix des moutons ont connu une hausse vertigineuse en raison de  l’augmentation du prix du transport des personnes et des bétails, qui augmente de facto le prix du bétail à Conakry.

A ce jour, le prix du mouton varie entre 1 000 000 FG, 1 500 000, 2 000 000 FG et parfois jusqu’à 3 000 000 FG selon la taille et le type de l’animal. Un prix qui n’est pas à la portée de tous les guinéens.

Interpellé par rapport à l’augmentation du prix, malgré la crise sanitaire, Boubacar Barry réplique : « Le prix ne dépend pas de nous. Les moutons sont déjà chers dans la campagne où nous les prenons. A cela, il faut ajouter le coût du transport qui a augmenté. Après tout, nous savons tous que l’élevage n’est pas développé chez nous », a réagit ce vendeur de bétail à Cosa.

Malgré cette conjoncture économique difficile, certains courants de pensée soutiennent qu’immoler un mouton le jour de la fête de Tabaski, est une prescription obligatoire dont le non respect, pour qui le peut, équivaut à faire un péché.

En tout état de cause, tout musulman qui n’a pas les moyens d’effectuer une telle dépense en est dispensée.

Or, selon un Hadith du le Prophète Mohamed,  (paix et salut sur lui) : «Tout musulman qui dépense avec joie son argent pour s’acquitter de cette tradition et qui, ce faisant, achète un mouton digne de ce nom, sans aucun défaut, en ayant en vue la seule face de Dieu loin de toute ostentation (poukeuré), Dieu en fera le jour du jugement dernier un long mur entre cet homme et l’enfer et incha Allah il n’y entrera point ».

Ainsi, chaque famille musulmane, dans la mesure de ses moyens, sacrifie un animal (brebis, chèvre, mouton, vache ou chameau) en l’égorgeant couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque. Une partie de la chair de ce sacrifice bénéficiera aux plus démunis parmi les musulmans, affermissant ainsi la solidarité et l’assistance mutuelle telle que les prescrit Allah.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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