Taouyah : le remplaçant de Lévis Saint-Etienne crée des vagues !

Levis Saint-Etienne était jusque-là le chef de quartier de Taouyah. Éclaboussé par la fameuse affaire de la plage de Taouyah et les morts d’hommes, ce responsable local est actuellement en prison sans jugement, au même titre que Malick Kébé et Cie. Méditant sur son sort loin de toute liberté, Levis Saint Etienne est aujourd’hui remplacé par Aly. Ce choix du gouverneur de la ville de Conakry n’est tout de même pas du goût de toute la jeunesse de cette partie de la capitale. Le nouveau promu au poste de chef de quartier a selon des sources concordantes, mauvaise presse au sein de ses administrés. On évoque de nombreux antécédents entre lui et  nombreux citoyens de Taouyah. Il y a donc un gros risque d’implosion suite à d’éventuels règlements de comptes.

Pendant ce temps, Lévis Saint Etienne, est pris comme un bouc émissaire. On se rappelle qu’il avait été relevé de ses fonctions pour dit-on ‘’faute lourde et rétention d’information ». C’est une décision de Soriba Sorel Camara qui d’ailleurs excelle dans ce genre de limogeage. Elle est tombée trois jours seulement après le drame ayant englouti quelque 33 jeunes guinéens, suite à une bousculade sur la plage de Rogbane. Cette sanction administrative infligée à Lévis Saint Etienne n’a aucun sens.

L’homme n’est qu’un bouc émissaire symbolisant tout simplement l’incurie du gouvernement et de ses autorités locales. En effet, à l’arrivée de Soriba Sorel Camara, une décision fermant toutes les plages de Conakry était signée de Resco Camara, ce, depuis l’autre drame de Lambanyi intervenu en fin décembre. Venant d’un ministère en qualité de secrétaire général, Soriba ne cherche pas à savoir ce que son prédécesseur a laissé comme gestion des collectivités.  C’est pourquoi, lui-même, à l’image du chef de la délégation spéciale de Ratoma, jure, la main sur le palpitant de n’être pas au courant que les plages ont rouvert. Pour cela, il accuse et sacrifie le chef de quartier, alors que la Mairie doit être graissée par les tenanciers des plages. Et personne ne sait la destination de cet argent. C’est pourquoi, des voix s’élèvent pour dénoncer une sanction à deux vitesses.

En réalité, autant la sanction frappe ce chef de quartier, autant elle devrait l’être pour le gouverneur et le chef de la délégation spéciale de Ratoma. Mais, on se contente de prendre le menu fretin : le chef de quartier de Taouyah, le directeur général de l’agence guinéenne de spectacle Malick Kebe, Moussa Mbaye et un de ses amis de la structure de production Mœurs Libre Prod, organisatrice de l’événement qui sont désormais visés par les enquêtes.

Ces quatre personnes auraient été entendues par la police puis par la gendarmerie. Pendant ce temps, les autres fautifs de Lambanyi se la coulent douce.  Au même titre que le gouverneur de la ville lui-même.

Jeanne FOFANA, Kabanews

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