Taxe foncière en Guinée : on en reparle

Le Président de la République a demandé au ministre du Budget d’accélérer la réforme de la Taxe foncière et de veiller à son recouvrement de façon optimale. On ne sait pas trop à quoi elle servira, mais, à priori, c’est une autre source d’argent pour les caisses publiques et/ou de certains petits malins de la République. Déjà, depuis des ans, on évoquait l’impôt sur l’immobilier.

 Selon le ministre du Budget : « Il s’agira de mettre en place un mécanisme d’identification effective de tout le parc immobilier national. C’est-à-dire le patrimoine bâti et non-bâti. Savoir qui est où. Si c’est une maison en location, savoir quel type de taxe faut-il appliquer. Si c’est une maison habitée par le propriétaire, savoir également quel type de taxe imposer. »

L’impôt sur l’immobilier doit enfin prendre corps. C’est le ministre Mohamed Lamine Doumbouya qui l’annonce, dans une de ses sorties médiatiques, la semaine dernière. L’impôt sur l’immobilier « est perçu mais très timidement. Il y a beaucoup d’immeubles qui ne payent même pas d’impôts. Parfois on ne sait même pas. Il faudrait que tout le monde contribue. C’est dans cette optique qu’avant votre arrivée, je recevais l’ordre des architectes, l’ordre des notaires et la société civile. Pour qu’ensemble, nous puissions aller progressivement et méthodiquement vers une généralisation et un paiement effectif des taxes. »

Un travail de longue haleine qui mérite beaucoup de sensibilisation. Mais, déjà, « On a organisé un atelier sur le secteur immobilier. Un comité est mis en place et il travaille déjà. Dans les mois qui suivent on devrait en ressentir les effets. Déjà les efforts de mobilisation mis en place par la DNI ont permis de faire passer ces taxes de 39 milliards à 79 milliards de francs guinéens. Ça veut dire qu’il y a beaucoup de possibilités encore dans ce secteur. »

Depuis cette sortie du ministre, plus rien. Des années après, Alpha Condé dépoussière le projet et le relance. Jusqu’à quand encore ? C’est toute la question.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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