Tibou Kamara : le génie d’un flagorneur inoxydable !

Laudateur, flagorneur, Faraba, djéli, griot, … les qualificatifs ont dû manquer pour désigner Tibou Kamara – l’ami du principal opposant et en même temps conseiller personnel du président de la République. Cette posture est en soi digne d’un génie. Celui d’un flagorneur inoxydable, mais bien mutant.

Jusqu’à une date récente, le rôle des griots avant l’avènement de la démocratie était plutôt de conseiller le chef, de lui apprendre les bonnes manières dans la société et de donner leurs avis sur des problèmes sociaux auquel est confronté le chef. Aujourd’hui, cette fonction est entrain de glisser vers un autre concept, qu’on va appeler ‘’Le griotisme politique’’. Tibou Kamara dont la venue a été refusé en Guinée, à l’occasion des funérailles de son papa, sous Alpha Condé, Tibou Kamara qui est allé jusqu’à proposer une insurrection populaire contre Alpha Condé est aujourd’hui ceux font prospérer le griotisme politique.

La démarche vise à mieuxse positionner auprès du président à travers des sorties médiatiques et autres déclarations tapageuses allant dans le sens d’un encensement parfait d’un président au régime qui se durcit tous les jours avec des mesures liberticides. Éternel chouchou du prof, Tibou a un besoin compulsif de réussir. Tibou pense que son côté démoniaque fait partie de son charme. Sous ses dehors impertinents, c’est un homme qui a conscience de son génie et qui veut qu’on l’apprécie à sa juste valeur. Son narcissisme est cérébral. D’où ses sorties nauséabondes dans les médias, comme ce fut le cas d’un article suffisamment distillé et titré : « Gouverner autrement », ou le véritable sens du pari d’un Président ?

Pour Tibou, « Alpha condé,  n’a pas la prétention de refaire la Guinée et le monde ou d’être un nouveau prophète, mais d’opérer une reconversion des mentalités afin que chacun comprenne qu’une autre Guinée est possible et est en marche, qu’un nouveau Guinéen émerge des ruines des nombreuses occasions manquées pour le pays. » Et mieux : « Ce ne sont pas les caricatures faciles et les actions chroniques de torpillage des vents contraires à la République des pantouflards et à une société de l’immobilisme qui vont freiner ou décourager un Président qui a décidé de répondre à la demande sociale et prend date avec son peuple. » Il dénonce au passage ce qu’il appelle « des railleries et quolibets » dont se rend victime son mentor, mais, estime ce même Tibou, « à la fin, arrive la victoire pour montrer combien de fois le jugement fut injuste et l’analyse hâtive et sommaire. »

Sacré Tibou !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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