Tissu social en lambeaux : le temps des autochtones et des allogènes

Finis les rundé et fulaso qui avaient provoqué autant de polémiques entre pouvoir et opposition républicaine avant de se transformer entre RPG et UFDG. Aujourd’hui, la bataille réside entre anciens partis alliés. Et cela concerne un autre sujet lié tout aussi à l’appartenance ethnique. Il s’agit des autochtones et des allogènes.

De quoi s’agit-il réellement ? Ces honteuses dénominations sont apparues juste après les accords du 2 qui suscitent tant de controverses. Selon un parti politique, le choix des patrons des quartiers risque de se heurter à cet obstacle. L’idée est soutenue dans l’autre camp par Aboubacar Soumah député UFDG de Dixinn. Il partage ainsi la même appréhension qu’une formation politique devenue à ce jour, une véritable adversaire.

Connu pour sa rigidité, Ousmane Gaoual Diallo met le pied dans le plat et accuse nommément. Avant de rappeler  que dans une République qu’il n’y a que des citoyens qui ont des devoirs et des droits égaux en toute circonstance dans le pays. Il n’y a pas d’autochtones, il n’y a pas d’allogènes dans une démocratie. « C’est une folie de la part d’un ancien premier ministre », conclut-il.

La Guinée fait pitié. Les leaders politiques s’écartent de l’essentiel pour se tirailler sur des appartenances tribales. Les Assemblées générales des partis devenus des sanctuaires de mamaya et de règlements de comptes. Pendant ce temps, le bétail électoral est laissé pour compte, aucune voix consultative ni délibérative. Il y a bien à craindre si on n’y prend garde.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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