Tournées occidentales : Dalein, le temps de clichés !

Victimisation, conséquences désastreuses des marches politiques, justice à deux vitesses, gestions des victimes des affres des forces de l’ordre, etc. Dalein Diallo ne semble plus être inspiré. Les mêmes clichés d’avant, les mêmes pleurnichements, les mêmes chansons meublent les discours du président de l’UFDG, alors que nombreux militants et autres observateurs avertis avaient salué la tribune d’avant le voyage, le discours de Chicago, entre autres. Mais selon toute vraisemblance, Dalein peine à troquer son manteau d’agneau. De quoi donner raison au camp d’en-face qui ne fait que tirer à boulets rouge sur ce leader, grand challenger d’Alpha Condé. Extrait sur le marchandage des militants choppés par la Police ou la Gendarmerie.

« A chaque manifestation, on arrête 700 personnes, on défère 200. Les 500 sont la plus part arrêtées au lendemain des manifestations dans leur domicile. On défère 200, on revend 300 aux familles, chaque tête 500.000 francs guinéens. Vous n’avez pas de recours. Où est-ce que vous allez partir ? Les parents des enfants viennent chez moi en disant,  »J’ai négocié pour la libération de mon enfant à 400.000 GNF, sinon on va le déféré à la sûreté ». Qu’est-ce que vous allez faire (il se tait, ndlr). On prend des jeunes à Sonfonia, à Wanindara, on les défère à la CMIS d’Enco 5, on dit :  »donnez 300.000 GNF, sinon on les défère à la sûreté ». Si on envoi l’enfant à la sûreté, le transport tous les jours, le manger. Il faut obtenir la libération des enfants. C’est indécent qu’un haut responsable comme moi, qui a été ministre et premier ministre prenne mon argent pour racheter la libération d’une personne. Mais c’est mois qui ai dit aux enfants de sortir. Je dois comprendre la peine de la mère. Au moment où on a 300 personnes dans les gendarmeries, vous avez 100 malades blessés, fracturés dans les hôpitaux. »

Une telle déclaration pourrait pousser le RPG à demander l’arrêt des manifestations, car après tout, toute la manœuvre vise à contraindre les opposants à mettre sous boisseau les marches politiques.
L’autre doigt dans l’œil de Dalein Diallo, c’est son jeu favori : la victimisation. Cette attitude agace des militants. Ils y voient un aveu d’impuissance. Lisez plutôt : « Les combat qu’on mène est très noble, parce que c’est pour que tout ça cesse. En attendant nous sommes des victimes. Mais comment gérer ça au quotidien ? A chaque jour des ordonnances arrivent, c’est nos militants. Vous avez six corps à la morgue, vous avez 100 malades couchés dans les cliniques, vous avez 300 prisonniers dans les escadrons de gendarmerie et dans les commissariats. Il n’y a aucun recours. Le gouvernement ne s’est jamais ému de la mort des 57 militants de l’opposition. Le responsable de tout ça, c’est M. Alpha Condé. C’est lorsque les gendarmes sont blessés que les ministres et le président défilent dans les hôpitaux».

Dalein Diallo veut que Condé fasse quoi, alors que tout est joué en amont, avant les marches pacifiques? Heureusement qu’on crie aujourd’hui sur tous les toits qu’il y a une nouvelle équipe de communication au sein de l’UFDG qui tentera certainement de corriger toutes ces erreurs de casting du président de l’UFDG. Il est temps de bannir les clichés. 2015 c’est déjà demain et tout se joue maintenant !

Jeanne FOFANA, Kabanews

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