TPI de Mafanco : 6 mois de prison requis contre 3 journalistes

Poursuivis dans une affaire d’escroquerie par la Société SOBRAGUI, trois journalistes, à savoir, Ibrahima Sory Bangoura du journal ‘’ la logique ‘’, Don de Dieu Agbossou de ‘’ la nouvelle ’’ et  Alsény Maciré Fofana de ‘’ la nouvelle ère ’’ ont comparu ce mardi 26 Avril, pour la 3ème fois au Tribunal de Première instance de Mafanco.

Ces trois journalistes interpellés les 08 Avril dernier, ont été conduits à la Maison centrale de Conakry, avant de procéder à leur première comparution le 12 Avril dernier.

L’audience de ce mardi a porté essentiellement sur le réquisitoire du procureur de la République et la plaidoirie des avocats de la défense.

Dans son réquisitoire, le Procureur de la République, s’indigne et qualifie cet acte de «salissant et désolant », lorsque, dit-il, « des personnes qui sont censées informer le public se livrent à ces délits de tentative d’escroquerie et de chantage ».

S’adressant au Président du Tribunal, le Procureur, Aly Touré, dira que «Ces trois prévenus sont suffisamment coupables des faits de tentative d’escroquerie. Infraction prévue et punie par les articles 3, 430 et 450 du code pénal guinéen. Alors, ajoute-t-il, « pour la répression condamnez-les à six mois de prison ferme et à cinq cent mille francs guinéens d’amende, chacun », a-t-il dit.

Du côté des avocats de la défense, on estime que les trois journalistes ont été simplement victimes à la suite d’une tentative de corruption, alors qu’ils étaient venus à SOBRAGUI pour le recoupement de l’information à la suite d’une enquête menée sur cette brasserie.

« Ces journalistes ont mené de manière professionnelle leur enquête qui a révélé des doutes forts sur certains produits de cette société. Monsieur le président, c’est cette révélation dérangeante sur certains de leurs produits que la SOBRAGUI ont jugé utile de procéder à l’arrestation de nos clients. Elle l’a fait sans doute pour faire taire les journalistes sur les nombreux dangers qui quêtent désormais les consommateurs de ses produits. », a fait remarquer un avocat de la défense.

C’est pour toutes ces raisons, les avocats de la défense demandent la libération pure et simple de leurs clients.

« Nous vous demandons Monsieur le président de libérer de façon pure et simple nos clients pour qu’ils puissent rejoindre leurs nombreux amis et collaborateurs… » Ont-il plaidé.

En attendant de connaitra la suite dans cette affaire présumée d’escroquerie, l’audience a été renvoyée au 03 mai prochain.

Mariam Diallo, www.kababachir.com

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