Le trafic de drogue persiste toujours en Guinée

Malgré la vigilance des services de sécurité, le trafic et la consommation de la drogue continuent en Guinée. En effet, la gendarmerie nationale a fait cette semaine une saisie record de 2,7 tonnes de chanvre indien avec des trafiquants durs dans leurs âmes et inflexibles. L’énorme quantité était en provenance de la ville de préfecture de Forécariah, vers la frontière avec la Sierra Léone où la culture de cette drogue est très répandue.

Présenté aux médias mercredi par la gendarmerie, c’est un groupe de présumés narcotrafiquants composé de 27 individus dont 13 femmes qui serait responsable de ce trafic. La drogue était emballée dans plusieurs sacs de voyages, de cartons et autres sacs plastiques. Selon le porte-parole de la gendarmerie nationale, le commandant Mamadou Alpha Barry, c’est grâce à la collaboration de la population que le groupe a été démantelé.

Après avoir remercié les villages environnants, pour leur partager d’informations, l’officier dans la gendarmerie a mis en garde les personnes se livrant à cette pratique réprimée par les textes de loi et les traités internationaux dont la Guinée est signataire. «La Guinée ne sera pas un pays de narcotrafiquants», a-t-il assuré. Embarquée dans un camion de la gendarmerie nationale, la drogue saisie a été envoyée à l’École nationale de gendarmerie de Sonfonia, dans la banlieue de Conakry.

En dépit de la croisade que mènent les Services spéciaux de lutte contre la drogue et les crimes organisés, la police et la gendarmerie, le phénomène persiste toujours. D’importantes quantités de drogue (souvent incinérés après exposition sous les objectifs des caméras de journalistes) sont saisies chaque provenant essentiellement des localités proches de la frontière guinéeo-sierra-léonaise.

En 2009, alors que la Guinée était présentée comme la plaque tournante du trafic de drogue dont la cocaïne provenant de l’Amérique latine et l’Europe, la junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara avait livré une guerre sans merci contre les trafiquants. Plusieurs barons de la drogue avaient alors été obligés de présenter des excuses publiques à la télévision nationale. Mais l’ère Dadis nous paraît lointaine, tant les démantèlement de tentatives d’acheminement de chanvre indien à Conakry sont fréquents.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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