Train de la banlieue: entre soulagement et incertitude

On a vu mardi en fin de matinée, l’enthousiasme qui a accompagné le passage du train de la banlieue, notamment au passage à niveau de Cosa. Des curieux, passants et usagers de ce moyen de locomotion ont pris le temps de regarder, de crier et d’applaudir en guise de soulagement. Cette robe longue était jonchée de toiles d’araignées.

La peinture enlevée à certains niveaux des wagons. La rouille a fait le reste sur le toit des locomotives et la suite des wagons. Son long arrêt suite au contentieux a dû avoir causé du préjudice sur ce matériel roulant. Mais déjà, un communiqué du nouveau ‘’repreneur’’ rassure : « Je rassure les usagers que nous sommes en essai ce matin. Nous sommes allés à Kagbélén, nous retournerons à petit bateau pour avoir une idée sur l’état technique du train afin que les usagers commencent à l’emprunter dès demain (mercredi).

En ce qui concerne l’équipe locale qui doit gérer le train, tout est au point, car ils ont acquis une expérience de cinq ans. » La reprise tant attendue doit donc soulager bien des Guinéens, en cette grande saison hivernale ou bouchons et inondations de la chaussée restent le lot quotidien des citoyens. Il y a aussi de l’incertitude. Une incertitude liée à la gestion post-réquisition.

On le sait, la Service national du chemin de fer est désormais chargé de l’administration des installations du train de la banlieue ‘’Conakry Express’’. L’agent judiciaire de l’Etat ainsi que d’autres départements ministériels dont celui des Transport sont mis à contribution pour l’application stricte de cette nouvelle donne voulue par Alpha Condé depuis le 15 juin dernier.

Conakry-express, vieux de six ans, ne trouve toujours pas une issue négociée entre les partenaires chinois et le gouvernement guinéen. Conakry-Express exige à ce que l’Etat injecte quelque 85 millions de dollars. Ce montant est avancé par le ministre, champion des annonces (Oyé Guilavogui). Ce train dont un capital est détenu par la partie chinoise, l’autre par la Guinée, est en cessation de paiement. Les pièces, le traitement des travailleurs et autres deviennent intenables. D’où l’arrêt enregistré depuis des mois. La partie chinoise campe sur sa position. Alpha Condé, lui va au contentieux. Et le train redémarre….

Mais jusqu’à quand ?Incertitude.

Jeanne Fofana, www.Kababachir.com

 

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