Transport urbain : Un casse-tête pour les Conakrykas

Le schéma du système de transport urbain n’a toujours pas réussi son pari dans la capitale guinéenne. Le spectacle surréaliste d’une longue file de personnes au bord des routes et des arrêts bus justifie la thèse de l’échec des politiques publiques des transports urbains.

Se déplacer à l’intérieur d’une commune urbaine de Conakry est un casse-tête pour les habitants de cette agglomération surpeuplée de près de 3 millions d’habitants.

Depuis la faillite de la Sogetrag (Société guinéenne de transports urbains), la politique de libéralisation totale des transports urbains a conduit à l’anarchie qui inspire le ridicule et cause de la peine aux usagers de la capitale. Le fait le plus curieux qui frappe un visiteur de la capitale guinéenne, c’est bien le problème quotidien de trouver un taxi pour rallier le centre d’affaires et administratif de Kaloum ou du grand marché Madina.

Très peu de départements ministériels, à l’exception de la Banque centrale, des Affaires Etrangères, de l’Economie et des Finances et des Mines et de la Géologie, disposent de bus pour assurer le transport des fonctionnaires. Ce qui provoque les retards aux heures de travail dans la fonction publique sans parler des bouchons interminables qui compliquent la circulation.

Cette situation a donné naissance à la prolifération des taxis-motos à Conakry et dans les villes de l’intérieur du pays, avec les risques d’accidents et les coûts élevés des frais de transports.

Plus de la moitié des revenus salariaux à Conakry sont engloutis dans les frais de transports des ménages qui effectuent de multiples déplacements pour faire face au quotidien.

Le gouvernement guinéen est bien conscient de cet état de fait, mais pour l’instant, on se limite au stade des discours et des annonces sans suite.

C’est dans cette optique que le ministre des Transports a rencontré récemment des investisseurs indiens intéressés au secteur du transport terrestre.

« Nous sommes venus en Guinée pour développer le secteur des transports. Nous avons beaucoup de projets dans les transports. Nous avons rencontré le Ministre des Transports pour lui expliquer les projets que nous avons et les modalités de leurs financements. Monsieur le Ministre a montré son soutien au projet. C’était la première rencontre aujourd’hui, après, nous nous retrouverons pour discuter d’autres aspects du projet. », a déclaré le Représentant de la société ‘’ASHOK-LEYLAND’’, une entreprise qui fabrique des bus et des camions.

Mais ce n’est pas le seul problème auquel le secteur de transport est confronté. Il y a aussi l’insuffisance des infrastructures routières, à l’origine des embouteillages interminables. A ce niveau, il n’y a aucun projet d’infrastructure routière en cours de réalisation, encore moins un projet pour décongestionner les services publics afin de rendre la circulation fluide dan la capitale guinéenne.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

 

 

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