Tueries à Labé : « Alpha est le seul responsable… » selon Gaoual

Trois personnes ont été tuées par balles jeudi 23 janvier à Labé, au cours des échauffourées entres les forces de l’ordre et des manifestants contre un troisième mandat pour le Président Alpha Condé. Il s’agit d’un jeune mécanicien du nom d’Alpha Oumar Barry, un chauffeur et l’ambulancier de l’hôpital régional de Labé.

Le Gouverneur de la région, Madifing Diané, accusé d’avoir réquisitionné l’armée pour réprimer les manifestants, a été obligé de quitter son bureau pour trouver refuge au Camp militaire.

Une situation qui n’a pas calmer les ardeurs où les échauffourées  se son t poursuivies tard dans la nuit. Et ce vendredi, la tension reste paLpable dans la ville de Karamoko Alpha Mo Labé.

Pour Cellou Baldé, député uninominal de Labé, qui s’exprimait ce matin dans l’émission « Les GG » de la radio Espace fm, désormais, les populations réclament le départ du Gouverneur et du préfet de Labé :

 « Le calme est très précaire à Labé ce matin et la ville est totalement militarisée. A l’heure où je vous parle, les sages, les femmes et les vieux se sont mobilisés car, ils ont décidé que ça ne sera plus une question de jeunes. En ce moment, ils sont en train de se mobiliser pour aller rencontrer les autorités morales pour demander la démission du préfet et le départ imminent du gouverneur parce que plus jamais, ils ne vont administrer les populations de Labé », a-t-il prévenu.

De son côté le Gouverneur de la région Madifing Diané, joint au téléphone par nos confrères de mosaiqueguinée.com ce vendredi, a indiqué que la ville est toujours sous tension :

« On est encore vraiment sous le feu. Ce n’est pas apaisé d’abord », a-t-il précisé.

Réagissant à cette situation, Ousmane Gaoaul Diallo impute ces violences meurtrières au Président Alpha Condé :

« Alpha Condé est le seul responsable de cette situation et il devra faire face à la justice guinéenne un jour. Que les militaires, gendarmes et policiers qui tuent aujourd’hui sachent qu’ils sont responsables pénalement de leurs crimes quel que soit le donneur d’ordre. La loi rappelle que nul n’est censé obéir à un ordre manifestement illégal. La haine avec laquelle certains agents agissent est assimilable aux crimes de guerre, crimes contre l’humanité et au génocide qui sont de ce fait, des crimes imprescriptibles», regrette le Coordinateur de la Communication de l’UFDG.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

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