UFR : La faible mobilisation liée à la misère ambiante

A l’Union des forces républicaines (UFR), la faible mobilisation des militants inquiète les responsables du parti. Sachant visiblement que l’alliance avec le parti au pouvoir n’est ni certaine, ni prometteuse, ils voudraient pourtant pouvoir compter sur une masse critique de militants, dans l’optique d’une quelconque éventualité. Et pour cela, les différents cadres qui viennent animer les Assemblées générales hebdomadaires, tout en dénonçant la tendance régressive de la mobilisation des militants, essaient de trouver la cause du désintérêt criard pour les réunions du parti.

Dans l’optique de ce diagnostic en cours, un des responsables avait, la semaine dernière, estimé que la responsabilité de cette faible mobilisation incombe en tout premier lieu aux fédéraux qui ne feraient pas tout ce qu’il faut pour inciter les militants à la base à rallier le siège du parti. Mais visiblement, ce n’est pas la seule raison. Car ce 21 mai, le vice-président du parti de Sidya Touré a identifié une autre raison potentielle à cette baisse drastique de l’engouement des militants de l’UFR. En effet, selon Ibrahima Bangoura, vu le contexte, il comprend que ce soit difficile pour les uns et les autres de trouver de quoi payer les frais de transport pour venir prendre part aux AG hebdomadaires.

Cette justification, si elle peut être vraisemblable, elle est tout de même paradoxale venant de la part d’un parti qui, dès la fin des dernières élections présidentielles, s’était précipité de rejoindre le gouvernement. Que ce même parti en vienne aujourd’hui à avouer que le contexte économique est l’explication à la faible mobilisation de ses militants, est plus que contradictoire. Mais ce serait oublier que la contradiction, ce n’est pas ce qui gêne le plus en Guinée.

Anna Diakité, www.kababachir.com

 

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