Un agenda caché derrière les manifs des opposants?

 Très porté sur la recherche effrénée de boucs émissaires à chaque fois qu’il est mis en difficulté, le régime de Conakry colle aux opposants un agenda caché derrière les manifestations intempestives dans les rues, notamment dans une commune proche de l’opposition. Par la voix la plus autorisée, l’opposition réagit. Pour Dalein Diallo, rien de tel. Il n y a aucun agenda.

 Seulement, « Je prépare 2020. Je ne veux pas que les gens, les militants, les citoyens guinéens pensent que, même lorsqu’ils ont voté, le pouvoir peut leur prendre leur suffrage sans que nous nous puissions défendre leur vote. Ce n’est pas possible parce que, en 2015, avec le « Un coup KO »,  c’était exactement la même chose. En 2010, vous le savez, en 2013, on ne peut plus accepter cela. » Et le chef de fil de l’opposition de rappeler : « A un moment donné, nous avions parlé avec le président. Alpha Condé a dit que, si nous pouvons mettre en évidence justement des pièces à conviction qui prouvent que les résultats issus des urnes n’ont pas été reflétés dans les résultats proclamés, il pourrait trouver une solution politique. Il a invité la Céni à nous recevoir et à examiner en tant qu’expert électoral les pièces que nous avons. Le président de la Céni a fait un communiqué et nous a invités. Nous sommes entrés dans cet exercice, mais après il a reçu des instructions contraires et il nous a dit qu’il ne peut plus continuer l’exercice. »

Le président de l’UFDG estime que c’est une impasse, car, « il n’y a aucun intérêt d’aller aux élections lorsque le  pouvoir réussit à faire proclamer les résultats qu’il veut. Parce que la justice est inféodée. » Avec la relance, ce vendredi du comité de suivi des accords signés, on estime qu’une issue négociée en sortira. Même si, le RPG ne veut pas que des compromis soient trouvés en dehors des lois.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

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