Un « Business plan » pour le climat en Afrique


La Banque mondiale a publié un plan pour aider les économies d’Afrique subsaharienne à mettre en œuvre des solutions à faible intensité de carbone et résilientes aux aléas climatiques.

Tunis (dpa) – La Banque mondiale (BM), premier bailleur de fonds de l’action climatique en Afrique, a publié mi-septembre son nouveau « Business plan » pour le climat dans ce continent. Ce plan définit un schéma directeur pour aider les économies d’Afrique subsaharienne à mettre en œuvre des solutions à faible intensité de carbone et résilientes aux aléas climatiques. Il sera déployé en s’appuyant sur les « bons » résultats obtenus dans le cadre du plan précédent, grâce aux 33 milliards de dollars de financement accordés pour soutenir 346 projets lors des six dernières années, a fait savoir la BM.

Le nouveau plan invite les pays du continent à saisir l’occasion de renforcer la résilience climatique pour développer leurs économies et réduire la pauvreté, à redoubler d’efforts pour étendre l’accès à l’énergie dans toute la région et à tirer parti de méthodes durables et innovantes pour s’engager sur la voie d’un développement plus écologique.

« Le défi climatique concerne toutes les grandes priorités, qu’il s’agisse de la réduction de la pauvreté, de l’agriculture, de la création d’emplois, de l’autonomisation des femmes, de la fragilité », a déclaré Ousmane Diagana, vice-président de la BM pour l’Afrique occidentale et centrale.

« Les pays doivent utiliser les multiples outils à leur disposition pour s’y attaquer, notamment en favorisant le développement de villes propres, en érigeant en normes les pratiques agricoles respectueuses du climat, en améliorant l’accès à une énergie propre, durable et abordable, et en donnant la priorité aux individus et aux communautés afin d’améliorer les conditions de vie et de préserver l’avenir ».

Au cours des six prochaines années (2021-2026), la BM entend se consacrer à cinq domaines clés en Afrique, qui illustrent l’interdépendance des risques et des chances liés au climat : sécurité alimentaire, énergie propre, villes vertes et résilientes, stabilité environnementale et chocs climatiques.

« Pour l’Afrique, la principale gageure consiste à s’adapter au changement climatique en investissant dans des systèmes agricoles et alimentaires plus résilients, en construisant des infrastructures qui résistent aux phénomènes extrêmes, en protégeant les villes côtières et en améliorant les systèmes de préparation aux catastrophes », a souligné Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Est et australe.

Source: dpa-news.de

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