Un complice parfait, nommé Dr Mohamed Awada !

Dr Mohamed Awada est ce premier responsable de l’hôpital national Ignace Deen. Il s’est révélé réellement aux Guinéens épris de justice et opposés aux manipulations politiciennes orchestrées par le RPG au plus haut sommet de la pyramide.

Délinquance financière et eau empoisonnée par-ci, refus d’accès des victimes des manifestations à la morgue et/ou aux urgences de l’hôpital Ignace Deen, par-là, tentative d’empoisonnement de Toumba Diakité, alors en détention, de l’autre côté, le Dr Mohamed Awada apparait de facto, comme l’autre complice parfait des grosses déviances faites souvent de morts d’hommes, de destructions d’édifices publics et privés de la gouvernance d’Alpha Condé. Mais surtout de graves violations des libertés individuelles et collectives. Mohamed Awada s’est donc rendu coupable de bien des déviances du régime, dans la ferme conviction qu’il rend services à Alpha Condé, au mépris du Serment d’Hippocrate qu’il a transformé en serment d’hypocrite.

Acculé, agacé, malmené, tancé de toutes parts, le patron d’Ignace Deen a fini par péter la seringue, ou, pour adoucir les mœurs, …le câble : « Je suis un musulman, personne ne m’apprend à être généreux. Je l’ai appris dans mon éducation. Aucun corps n’a été refusé ici. Quiconque vous le dit, ce sont des balivernes. Tous les corps qui ont été reçus à la morgue d’Ignace Deen ont été autopsiés. Tout a été fait aux frais de l’hôpital », se lâchait-il, lorsqu’il avait, par maladresse caractérisée, braqué tous les projecteurs sur lui. Et de rappeler ce pour quoi il est à son poste : «Nous sommes assermentés, ils n’ont qu’à raconter ce qu’ils veulent. Moi-même, je suis appelé à mourir, on reçoit les corps avec respect. Les blessés aussi, c’est nous qui payons. On n’a jamais présenté une facture à qui que ce soit. » Et toc !

Sauf qu’Awada ne parvient pas à convaincre tout le monde : « Pour le Guinéen ordinaire, la non-réception d’un corps à la morgue d’un Hôpital public est un acte banal que peut exécuter tout Directeur dépourvu de tout éthique et soumis aux instructions fermes de sa hiérarchie ou directement du Chef de l’État qui semble être aguerri dans ce genre de manquement à la règle. Pour tout autre guinéen, pétri d’un sens de discernement, le refus du corps de Boubacar Barry à Ignace Deen par le directeur de cet hôpital, pourrait paraître comme une suite logique d’une combine médico-politique mise en place en 2010 à travers la fameuse affaire dite «Eau empoisonnée », peut-on lire sur le site de l’UFDG. Pour la petite histoire, Awada fut nommé directeur de l’Hôpital National Ignace Deen dès janvier 2011 en remplacement du Professeur Binta Diallo, gynécologue dont le franc-parler et l’exemplarité dans l’application stricte du serment d’Hippocrate sont restés gravés dans les annales de l’histoire d’Ignace Deen.

Comme si cette triste page de l’histoire médico-politique ne suffisait pas, Awada est également cité dans une broutille d’un milliard 327 millions 432 GNF au préjudice de l’hôpital Ignace Deen. Le comptable de l’époque, Almamy Youssouf Coumbassa, avait été mis aux arrêts et poursuivi pour détournement de deniers publics. Son procès s’est ouvert le mardi 8 mai 2018, au Tribunal de Première Instance de Kaloum.

Appelé à la barre en qualité de témoin, le Dr Mohamed Awada déclarait : « Avant ma suspension, j’avais laissé au moins trois milliards de francs guinéens. A mon retour, j’ai voulu faire un décaissement de 10 millions de francs pour payer un prestataire. On nous a dit que le compte est vide. J’ai fait appeler le comptable pour des explications. On ne s’est jamais compris et il avait fini par me menacer. J’ai saisi les autorités pour que l’affaire soit tirée au clair. Pendant mon absence, il y a les recettes de l’hôpital, entre 130 et 160 millions par mois, qu’on n’a jamais retrouvés, pas de reçus de versement, pas de tableau de bord. Il nous a même dit qu’il a déchiré les reçus de payement. »

Autre fait dont s’est rendu coupable le même Awada, c’est une histoire de tentative d’empoisonnement  de Toumba Diakité. Awadaavait été nommément accusé par maître Paul YombaKourouma. Le médecin s’en défendait  dans la presse locale: «Je suis un médecin assermenté. J’ai prêté le serment d’Hippocrate. Je suis musulman, j’ai été deux fois à la Mecque. Je suis né un vendredi saint, mon nom est Mohamed. J’ai étudié le coran (…) Il ne faut pas écouter ce que les gens racontent. »

Le cas d’Awada doit être réellement élucidé. Bien de zones d’ombres que certains dissèquent déjà, au regard du glissement médico-politique dont ce médecin a les secrets. Du serment d’Hippocrate au serment d’hypocrite, il y a juste une once pour mériter la confiance dans de sordides manœuvres politiciennes.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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