Une tête de turc pour EDG, dans les prochains jours ?

Un souffre-douleur, un bouc émissaire ou unepersonne qui subit les sarcasmes et mauvais traitements de la part d’une poignée de détracteurs. Voilà, à s’y méprendre, la tête de turc qui devrait pouvoir présider aux destinées de la guinéenne d’électricité (EDG). Et ce, dans les tous prochains jours.

En effet, suite à un appel à candidature lancé par un cabinet canadien, bien des dossiers ont été analysés, non seulement par le Conseil d’administration présidé par le ministre conseiller Bah Ousmane (UPR), mais aussi par ledit cabinet. Un cadre pétri d’expériences, ayant géré bien des structures publiques et privées sort du lot. Il fut vice-ministre, directeur général et national de tant d’Institutions. Son atout : son passage à Hydro Québec (Canada) et sa longue expérience dans le secteur énergétique et minier. C’est un homme acharné sur le travail et très porté sur les résultats. Mais aussi un homme souvent entêté qui s’emmure derrières les lois et les règlementations.

De quoi agacer certains. Si donc son dossier passe pour être porté à la tête d’EDG, laquelle devrait, en principe changer de statut juridique pour devenir EDG SA, le sexagénaire bourré de talents et grand manager apporterait une réelle touche permettant à la société de stabiliser. Saut qu’il arrive à un moment où EDG tangue et fait l’objet de vindicte de la part du ministre Taliby Sylla ( ?).

Extrait : «Là où nous sommes, c’est un contrat avec un fournisseur indépendant qui produit de l’énergie, l’EDG l’achète et le met sur le réseau pour sa clientèle. Mais la trésorerie d’EDG, il y a deux mois, ils ont été incapables de pouvoir payer. Alors, la cause principale de la perturbation, ce n’est pas un problème technique seulement: c’est aussi le manque de paiement des fournisseurs indépendants qui vendent de l’énergie à EDG. Une société commerciale, en principe, ne devrait pas faire des choses comme ça. Et si on applique aujourd’hui le tarif réel, personne ne pourra payer l’électricité en Guinée. »

Les prochains jours, la tête de turc sera révélée par le cabinet canadien. Reste plus qu’au nouveau DG d’EDG SA de trouver une bonne et intelligente formule pour contenir un syndicat vindicatif qui a créé des soucis à la défunte Veolia. Sa réussite en dépend. Sinon, bonjour les critiques dans un secteur qui brise facilement une carrière. Chaude alerte donc avant la prise de fonction. Du moins, si le dossier trouve une issue favorable au plus haut niveau de la sphère politique et administrative de l’Etat. De toutes les façons, avec le régime actuel, rien n’est déjà acquis d’avance. On croise quand même les doigts.

Jeanne Fofana, www. kababachir.com

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