Une transition pour déloger Alpha Condé ?

La transition est de plus en plus évoquée par des leaders politiques. Une transition apaisée. Sans Alpha Condé. Soit par le truchement de l’Armée ou par le respect des lois républicaines, notamment l’arrivée du dauphin constitutionnel. Une option tout de même peu recommandable.

En tout cas, pour Marie Madeleine Dioubaté, «Aujourd’hui, si on organise des élections, il y aura toujours des problèmes en Guinée. Il faut organiser une transition pour restaurer la paix et la confiance entre les communautés. Il faut dissoudre toutes les Institutions, refaire le fichier électoral et mettre les bases pour l’organisation des élections incluses. » Et de conclure : « La transition est nécessaire. Il faut qu’on change de système. Ce n’est pas un problème de personne. »

Même son de cloche chez Bah Oury : « La transition politique est de facto une nécessité. Elle est incontournable pour trois principales raisons à savoir :

  • La remise en cause des dispositions d’intangibilité de la constitution de 2010 qui consacrent de façon on ne peut plus clair que « Le Président de la République est élu au suffrage direct. La durée de son mandat est de 5 ans, renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non. Le « référendum du 22 mars pour une nouvelle constitution » est ainsi un coup d’Etat conformément à l’article 23 de la charte de l’Union Africaine relative à la démocratie à la gouvernance et aux élections que notre pays a ratifiée ;
  • La falsification du texte proposé au « référendum du 22 mars » par la promulgation d’un autre texte qui n’a jamais fait l’objet d’une approbation quelconque par la population. Les constitutionnalistes sont mieux qualifiés et outillés pour apprécier la gravité de cet acte qui est un coup de poignard porté au cœur de la République ;
  • La crise guinéenne s’est élargie par la mise en place d’une assemblée nationale dont l’élection a été marquée par la négation manifeste des règles élémentaires du code électoral en vigueur. Le boycott qui en a résulté ôte ainsi la légitimité minimale à celle-ci pour « représenter le peuple guinéen ».

  • Jeanne Fofana, www.kababachir.com
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