UPG : L’héritage est-il lourd pour Ahmed Kourouma ?

En dépit de tout ce qu’on pourrait légitimement dire de feu Jean-Marie Doré, on ne peut nier que l’homme avait du charisme et de la personnalité. De ce fait, il était un véritable meneur d’hommes. D’où sa longévité à la tête de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG). Ainsi, il est aisé d’imaginer que remplacer un tel personnage n’est pas chose évidente. Et celui qui commence à apprendre cette dure réalité, c’est Ahmed Kourouma, le nouveau secrétaire général et prétendant non déclaré à la succession du renard qu’était Jean-Marie Doré.
Une seule polémique suffit pour donner une idée de cette difficulté. Il s’agit de celle qui est suscitée par le déplacement qu’Ahmed Kourouma a récemment effectuée au siège de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et des propos qu’il y avait tenus à propos de la marche empêchée des femmes de l’opposition. Une controverse à prendre d’autant plus au sérieux que la démarche de M. Kourouma a été désavouée dans son propre camp. En effet, chez nos confrères de mediaguinee, le secrétaire à l’organisation du parti de feu Jean-Marie Doré est catégorique. Doro Traoré, évoquant donc les déclarations du porte-parole au siège du parti de Cellou Dalein Diallo déclare confie, sans ambages : « ce qui est sûr, c’est que sa récente déclaration au siège de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) n’a jamais été discutée à la direction de notre parti. Donc, la déclaration qu’il a tenue au siège de l’UFDG n’engage nullement l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG), parce que tout simplement ça n’a pas été préalablement discuté au plus haut niveau du parti ».
Voilà qui est clair et précis de la part de l’UPG. Une telle désapprobation est bien entendu évocatrice de la difficulté qu’Ahmed Kourouma à reprendre le navire. Car un tel recadrage n’aurait jamais été possible du vivant de Jean-Marie Doré. Il n’est pas certain et il est même très peu probable que toutes les sorties que ce dernier devait faire étaient d’avance discutées par le parti. Mais à aucun moment, il ne s’était ainsi fait désavouer. Or, Dieu seul sait qu’il n’avait pas été le plus constant possible. Une différence qui va sûrement compter.
Anna Diakité, www.kababachir.com
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