UPG : Mathos poussé à la sortie, Jacques Gbonimy prend la tête du parti


A l’issue d’un congrès extraordinaire tenu le weekend, Jacques Gbonimy a été élu Président de l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG), le parti du feu Jean Marie Doré. Ce congrès s’est tenu à l’absence du Président Alfred Mathos en séjour à Paris.

Une élection qui a été immédiatement rejetée par le camp d’Alfred Mathos, qui avait d’ailleurs annoncé la veille, le report du Congrès extraordinaire.

Pour le nouvel élu, qui s’exprimé ce matin dans l’émission les Grandes Gueules d’Espace fm, tout s’est passé selon les règles de l’art, car le quorum avait été atteint. En plus, se justifie-il, personne n’est satisfaite des résultats des dernières élections communales :

« Les raisons de ce congrès c’est le résultat des élections municipales, personne n’est satisfait de la manière dont cette élection a été gérée et ça c’est du sommet à la base. Donc pour respecter la mémoire de feu Jean Marie Doré, il fallait aller à cette restructuration pour réveiller tous ceux qui dorment, parce que nous avons été interpellés plusieurs fois de Conakry à Yomou pour nous dire que le parti est en train de mourir », explique Jacques Gbonimy, qui revendique 20 ans d’appartenance à ce parti, allant jusqu’à qualifier prédécesseur (Me Mathos) de militant de 25ème heure.

En plus, poursuit le nouveau Président de l’UPG, « Il (Me Mathos ndrl) est élu comme conseiller sur la liste de l’UFR à Ratoma. Il y a un de nos doyens qui a écrit pour lui demander de démissionner de son poste de conseiller communal pour rester président de l’UPG ou de démissionner du parti pour rester conseiller de l’UFR à Ratoma », regrette-t-il.

De son côté Me Alfred Mathos, estime que la procédure a été violée, parce, explique-t-il, « Il n’a jamais été question d’annulation du congrès mais d’un report ». En plus, ajoute-il, « l’élection a concerné seulement le poste de Président alors que les autres postes n’ont pas été touchés ». Il dit donc ne pas reconnaitre la légitimité de  Jacques Gbonimy.

A rappeler que l’UPG du Feu Jean Marie Doré a été créé en 1992 lors de l’instauration du multipartisme et le parti a participé presque à toutes les élections en Guinée.

Mais depuis le décès de l’ancien Premier ministre, le parti traverse une crise financière et politique.

Toutefois, de mauvaises langues parlent des manœuvres du pouvoir  pour tenter rapprocher l’UPG au parti au pouvoir, le RPG-Arc-ciel. A ce propos,  le nouveau président de l’UPG dit n’est pas être officiellement informé, mais il n’exclut rien.

Jusqu’où ira ce bras de fer entre les deux camps ?

L’avenir nous le dira !

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

 

 

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