Que va-t-on faire de Toumba ?

connue. »

Bah Oury n’a pas changé d’un iota. Il prend fait et cause pour Toumba Diakité, pris comme le cerveau du massacre perpétré au stade du 28. Contrairement à certains commentateurs y compris des co-accusés et des organisations de défense des droits de l’homme qui plaident pour que le dossier soit transmis à la CPI Bah Oury a une autre option.

Pour lui, « La Guinée doit assumer son histoire. Nous devons dans des conditions difficiles apprendre à améliorer nos méthodes à changer, à aller de l’avant. Je suis jaloux du Sénégal qui a pu organiser la chambre africaine qui a jugé Hussein Habré. Je veux que la justice de mon pays ait aussi la possibilité de montrer que dans ses rangs, il y a des hommes et des femmes de compétence, d’une grande intégrité et qui feront conformément le travail à l’intérêt du pays et dans l’intérêt de l’ensemble de l’humanité. »

Aliou Barry de l’OGDH n’est pas du même avis : la Justice guinéenne n’est pas qualifiée pour juger les crimes du stade du 28 septembre, citant au passage un manque de magistrats qualifiés et des

infrastructures adéquates. De son côté, le Garde des Sceaux annonce l’ouverture du procès pour la fin de l’année 2017. D’ici-là, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.