Violation des droits humains : réaction tardive d’Amnesty International

Amnesty International épingle, le gouvernement se défend. Il aura fallu de nombreuses atteintes graves aux droits humains pour que cette institution de défense des droits de l’Homme tape du poing sur la table afin de dissuader le gouvernement guinéen d’abattre sa population comme des mouches.

Sa sortie a quand même influencé le pouvoir de Conakry, ce, au moment même où en deux jours de manifestation, l’opposition guinéenne, en dépit des dénégations du gouvernement Condé, fait état pour l’instant de trois morts, une cinquantaine de blessés dont au moins douze par balles et près de cent interpellations. Ce que nie bien évidemment le gouvernement dressant son bilan à lui. Selon le porte-parole avant même qu’Amnesty International ne réagisse, une enquête est déjà ouverte au ministère de la Justice par le procureur de la République.

Quoiqu’il en soit, selon l’organisation de défense des droits de l’homme, « Il est préoccupant de constater que les forces de sécurité ont usé d’une force excessive, faisant un mort et plusieurs blessés », ajoutant que « Les autorités guinéennes ne doivent pas réveiller les vieux démons de la violence. Tous ceux qui ont recouru de manière excessive à la force doivent être clairement identifiés et traduits en justice. » En lieu et place de la répression sauvage, «Les autorités guinéennes ont l’obligation de faciliter le droit de réunion pacifique et ne doivent pas recourir à la force contre les manifestants », indique Amnesty international.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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