Violences à Mali : Le Colonel Issa Camara parle d’une ’’manipulation politique’’

Limogé par la hiérarchie militaire à la suite des douloureux événements survenus il y a une semaine à Mali Yimbéring, le Colonel Issa Camara, qui était jusque-là Commandant de la région militaire de Mali, brise le silence.

S’exprimant au micro de notre confrère de nostalgie guinée, le mis en cause donne sa version des faits sur ces événements survenus vendredi dans la Commune urbaine de Mali. Cet ex-membre du CNDD, la junte militaire qui avait pris le pouvoir au lendemain de la mort du Général Lansana Conté nie les faits qui lui sont reprochés.

« Issa n’a pas le pouvoir d’approvisionner son arme contre les populations que nous défendons. Maintenant la population se révolte contre une armée et personne n’est au dessus de la loi. Même le président de la République, il dit que pour tout problème il s’en remet à la justice. Pourquoi les populations ne sont pas allées porter plainte contre moi ? Pourquoi les syndicalistes, les transporteurs, les commerçants…, parce que la frontière est bien tenue ils veulent intégrer les armes et les fraudes dont le gouvernement est contre pour saboter le pouvoir du président Alpha Condé. », se défend –t-il

Le désormais ex-commandant de la région militaire de Mali parle d’une manipulation politique et accuse les populations de vouloir créer des troubles pour déstabiliser le régime.

 « Ils ont voulu créer des brouilles entre la Guinée et le Sénégal. Quand j’ai reçu le message je suis venu calmer le jeu. Et quand les militaires s’affrontent avec les populations et que celles-ci partent saccager tous les biens des militaires, prendre leurs tenues, des calibres 12… on vient d’arrêter 160 cartouches de munitions à Sarébhoydo dans Koundara. L’affrontement entre les populations et les militaires a fait combien de morts ? Aucun mort. Le premier imam de Mali est témoin. Le préfet de Mali, avec sa complicité, est témoin. Mais les populations de Mali, ce n’était qu’une manipulation de la politique. Mais je m’en fous. Le professeur Alpha Condé m’a mandaté pour aller sécuriser la population et de ne pas accepter l’infiltration des armes. Dans l’affaire là, si Issa n’a pas raison, personne n’aura raison. »

A noter que ces violences survenues vendredi et samedi dernier à Mali ont fait 17 blessés dont 3 par balles et plusieurs boutiques, magasins et véhicules saccagés.

 

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.