Violences meurtrières : A quand la fin de l’imputé en Guinée ?

Tueries, arrestations arbitraires, intimidations, renversement des marmites dans les domiciles, destructions des biens privés. Ce sont entre autres les exactions policières enregistrées dans plusieurs quartiers de l’axe lors des manifestations politiques. Même les animaux ne sont pas épargnés à cette situation. Jeudi dernier, un chien a été blessé par balle par des gendarmes, après avoir répliqué à la tentative d’arrestation des jeunes dans une concession familiale à Wanindara. Une situation ne laisse pas indifférent les membres du FNDC et les organisations de défense des droits de l’homme.

Le chargé des opérations du FNDC déplore le comportement barbare des forces de l’ordre qui ont tué un jeune de 17 ans à Wanindara,  en la personne de Souleymane Barry, ainsi que les arrestations arbitraires :  

« Aujourd’hui, nous sommes à 39 morts, dont 37 tués par balles réelles. Ensuite, nous avons trois femmes injustement arrêtées alors qu’elles manifestaient tranquillement à Bonfi contre le 3ème mandat. Ces femmes-là sont aujourd’hui à la maison centrale de Conakry. Nous avons aussi une cinquantaine de jeunes arrêtés à la veille de nos manifestations de résistance et qui sont déportés au camp de Soronkoni à Kankan », déplore Ibrahima Diallo.

Pour l’ONG Human Rights Watch, c’est « l’impunité persistante qui attise le risque d’abus commis par des policiers et des gendarmes ».

Dans un communiqué, l’ONG Américaine, exprime des craintes à l’approche du double scrutin controversé (législatif –référendum) :

« Alors que les manifestations contre l’adoption d’une nouvelle constitution se poursuivent, l’impunité pour les meurtres présumés et les mauvais comportements des forces de sécurité risque d’alimenter une augmentation des violations des droits humains », a affirmé Corinne Dufka. « Les autorités guinéennes doivent effectuer des enquêtes crédibles sur les allégations d’abus et punir les responsables. »

Alors que la liste des victimes s’allonge, le pouvoir ne recule pas ! Alpha Condé tient coûte que coûte à organiser ces élections législatives et le référendum afin de lui permettre de se maintenir au pouvoir au delà de son mandat constitutionnel.

Pendant que la liste des victimes de la répression s’allonge, aucune enquête n’a été diligenté pour pouvoir traduire en justice les auteurs des crimes.

Ibrhima Sory Camara, www.kababachir.com

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