Violences meurtrières sur le cortège funèbre: le gouvernement dément, le FNDC réplique !


Alors que les images ont envahi la toile, après les violences meurtrières perpétrées par les forces de sécurité lors des funérailles des 11 jeunes tués par balles, les 14, 15 et 16 octobre dernier, le gouvernement a apporté un démenti.

Dans une déclaration lue sur les ondes des médias d’Etat, le ministre de la Communication a indiqué que les 3 personnes tuées le 04 novembre dernier, ne sont pas morts dans le périmètre où se tenaient les funérailles.

Pour Amara Somparé, toutes les 3 victimes ont trouvé la mort en dehors « du périmètre de la cérémonie funèbre. ».

En plus, ajoute le ministre de la Communication, « Concernant les allégations sur l’utilisation des grenades lacrymogènes dans l’enceinte du cimetière et dans les concessions familiales, toute la lumière sera faite conformément à la loi et au règlement en vigueur. Le gouvernement rassure l’opinion nationale et internationale sur sa détermination à mener à bout les enquêtes engagées pour que les éventuels auteurs subissent la loi dans toute sa rigueur »

Invité dans l’émission « les Grandes Gueules » de ce mercredi, le directeur général de la police nationale aborde dans le même sens :

« Il y a certainement eu l’utilisation abusive de gaz lacrymogène. Les PA ont été brûlés mais il n’y pas a eu de morts à Bambéto. C’est à Koloma 1 et à Wanindara qu’on a enregistré de cas de décès.  Je suis désolé si les gens qui étaient au cimetière ont pris du gaz parce qu’ils étaient obligés de faire vite et partir. Mais je voudrais vous dire que la direction du gaz tiré est conditionnée par la direction du vent… », a fait savoir Ansoumane ‘’Baffoe’’ Camara.

Selon ce responsable de la police, « les organisateurs devaient faire une demande ou informer les autorités communales pour une réquisition des gendarmes et policiers. Subitement, les gens se sont mis dans la rue. Nous, on n’a pas reçu d’ordre pour encadrer un quelconque cortège d’un point A à un point B. Nous savions que les corps seront enterrés au cimetière de Bambéto et que la prière funèbre se fera dans la grande mosquée de Bambéto. On a un PA à la périphérie qu’il fallait protéger parce que les militaires sont désarmés », argumente Ansoumane Baffoe.

Après ces sorties médiatiques, la réplique du FNDC ne s’est pas fait attendre.  Pour Abdoulaye Oumou Sow, responsable de la Communication de cette plateforme, « La répression s’est poursuivie dans la mosquée, au cimetière où ils ont tiré de gaz lacrymogènes. Ils ont fait irruption dans le cimetière et ont emporté  de cercueils vides et cassé certains », explique-t-il.

Mais ce n’est pas tout, « Après le cimetière ils sont rentrés dans les quartiers avec des injures grossières. Ils ont réprimé toute la nuit tout au long de l’axe. », Déplore notre le jeune bloggeur.

Réagissant au communiqué du gouvernement, Fodé Oussou Fofana, estime que cela prouve à suffisance qu’ils savent qui sont les coupables de ces tueries :

« S’ils disent que ceux qui sont tués, ce n’est pas dans le périmètre, cela veut dire qu’ils savent là où les gens sont morts, et qui a tué.  Donc c’est pathétique et c’est sans commentaire, c’est un communiqué grave», estime le Vice-Président de l’UFDG.

Dans un communiqué conjoint, l’ONU, l’Union Européenne, les Etats-Unis et la France, demandent aux autorités guinéennes de faire toute la lumière sur ces évènements (y compris les évènements des 14 et 15 octobre) et aux poursuites engagées vis-à-vis des  responsables quels qu’ils soient.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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