Voici ce que demandait la CNTG

L’exigence ne tient plus, avec le dernier rétropédalage de ces dernières heures. Pourtant, lors d’une rencontre le lundi 23 juillet avec les représentants à la base, l’inter-centrale avait décidé l’arrêt des services minimums dans toutes les administrations publiques du pays. La démarche ne semble plus être à l’ordre du jour. Du moins, c’est ce que nous laissent entrevoir les récents conciliabules avec le Médiateur de la République. 

 L’orage semble avoir passé après cette déclaration du secrétaire général de la CNTG : «Nous demandons à l’administration générale, tous les travailleurs, tous les confrères restez a la maison. Si tu entends une administration, c’est parce que les travailleurs viennent. Restez à la maison. Ne nous décevez pas. Ne nous décevez pas chers amis. Le combat que nous avons projeté est un combat noble qui appartient à tout le peuple de Guinée. Dites à nos travailleurs et travailleuses du secteur de l’administration publique de rester à la maison. »

 Said Fofana veut une autre démarche : celle de ramener les uns et les autres autour de la table. Ce, au moment même où Kassory les a tancés, suite à une rencontre qu’il a eue avec des RPGistes de la Haute-Guinée. « Entre la loi et l’ordre public, je choisis l’ordre public. Je l’ai dit et je le répète», a dit le PM. Et d’envoyer ouvertement des piques aux opposants, ceux qui lui donnent un sursis depuis peu. Il tance aussi les syndicalistes, ceux qui sont dans leurs droits de revendiquer toutes négociations sociales liées à l’augmentation du prix du carburant à la pompe.  Et enfin Kassory voue aux gémonies les acteurs de la société civile, ceux à qui il avait dit vouloir tendre la main. « Au nom de quoi, des partis politiques, des sociétés civiles, des syndicats peuvent prendre en otage tout le pays ? Lundi grève, mardi ville morte, jeudi marche. Montrez-moi un pays au monde où ça fonctionne comme ça. Alpha Condé a sorti la Guinée de l’ombre, il veut en faire un bijou et on veut l’en empêcher », déclare le Premier ministre.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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