Etats généraux de la santé : la ritournelle présidentielle !


Alpha Condé est manifestement sclérosé. Il vient de demander encore – en moins de cinq ans – au Ministre en charge de la Santé Publique d’entreprendre l’organisation dans les meilleurs délais des Etats généraux de la santé afin « de poser un diagnostic sans complaisance et décider de mesures correctives efficaces en vue la situation des secteurs de la médecine et de la pharmacie en Guinée. » C’est une ritournelle du Président Condé.

En effet, sous le thème ‘’Couverture universelle en santé pour tous, un objectif à atteindre’’, les états généraux de la santé ont été lancés le mardi 24 juin 2014 au Palais du peuple. Placé sous le haut patronage du président de la République, la cérémonie a connu la présence des partenaires techniques et financiers, et des cadres du ministère de la santé et de l’hygiène publique.  On se rappelle que durant deux jours, plus de 300 cadres du ministère de la santé venus de toutes les régions du pays et des structures sanitaires, mais aussi des partenaires techniques et financiers de la Guinée ont discuté de tous les contours.

Et au finish, une analyse critique dont l’insuffisance du financement du secteur, le manque de personnel et sa concentration de plus de 70% dans la capitale, Conakrya été faite et des propositions formulées. Il était question de faire un rehaussement du budget alloué au secteur de la santé qui était à 3,8% à au moins 15% en vue d’améliorer les prestations sanitaires. Depuis plus rien : les épidémies, que ce soit le choléra, la méningite, la maladie du charbon, la rougeole, continuent de faire des victimes. Aucun suivi, après la tenue de ces états généraux. Alpha Condé revient à la charge pour certainement faire gaspiller des fonds publics et garnir ses tiroirs de recommandations sans suite.

Pourtant, les six piliers fondamentaux cités à l’époque par le ministre le médecin-colonel Rémy Lamah (la gouvernance du secteur de la santé, la disponibilité des ressources humaines en quantité et en qualité de même que des médicaments et autres produits de santé, le financement de la santé, le système d’information sanitaire et de maintenance) sont jusque-là ignorés.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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