Kankan : La cordonnerie, un métier pour enfant devenu pour les grands !


Le métier de cordonnerie est l’une des activités socioprofessionnelles les plus exercées dans la commune urbaine de Kankan. Ce métier, est de nos jours un véritable moyen de subsistance pour de nombreux jeunes devenue professionnel en la matière.

Jadis à Kankan, le métier de cordonnier était vu comme une petite activité qu’exerçai bon nombre de jeunes adolescents juste pour se mettre un peu de sou dans la poche.

De nos jours, la donne a littéralement changé. Plusieurs adultes pratiquent aussi cette activité.  On les reconnait par leur habileté à manier des objets pointus, voir même tranchants.

De simples réparateurs, les cordonniers à Kankan, sont de devenus de gros producteur de chaussures, des portefeuilles, des sacs à main, des ceintures et bien d’autres accessoires pour femme et homme. Le travail se fait à l’aide du cuir et pour Souleymane Fatoumata Barry  qui exerce ce métier depuis plus de six ans, c’est devenu de l’art.

« Ça fait plusieurs années maintenant au minimum six ans que je pratique ce métier. J’ai une connaissance approfondie de la chose. On travaille dans les règles de l’art. Nous achetons les matériaux, et on transforme ces matériaux selon nos désirs. A commencer par la peau, ce n’est aisé de la façonner. Ils faut suivre plusieurs étapes avant d’en faire un objet utile ».   

En plus d’être exposés aux dangers que représentent le travail avec les objets aussi pointu que tranchant, qui sont les leurs, les cordonniers de Kankan, se plaignent également d’une négligence des autorités à leur égard.

«Comme toute autre activité, la cordonnerie est aussi confrontée à des difficultés. Tout le secteur de l’artisanat est confronté à des difficultés. Il est beaucoup minimisé. On n’a pas tous l’arsenal matériel qu’il nous faut. On est confronté aussi à des accidents de travail, parce qu’on utilise des marteaux, des couteaux, des aiguilles etc.

Plus loin, il demande l’appui des autorités en charge de l’artisanat et les personnes des bonnes volontés de leur aider à avoir les matérielles nécessaires pour mieux exprimer leur savoir faire.

« On lance comme d’habitude un appel aux autorités de tutelles et aux personnes de bonne volonté. Il faut venir nous soutenir en nous fournissant du matériel de pointe pour nous permettre de prouver nos compétences.

Il reste donc à savoir, si nos autorités en charge de l’artisanat, prêteront un oreille, ce cri de cœur des jeunes cordonniers professionnels de Kankan.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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