Tirs croisés sur Mouctar (NFD) : le prix de l’inconstance


En voulant jeter l’opprobre sur sa famille politique d’autrefois, Mouctar Diallo (NFD) s’est mis le doigt dans l’œil. Son témoignage est éloquent et sans appel, car, selon lui, il y a « des manifestants qui sont armés. Il y a des gens armés qui sont utilisés par l’opposition. »

Par cette sortie pour le moins ratée – il pouvait vraiment se taire, comme il n’a eu rien à dire au cours de son intervention sur les GG si ce n’est de souffler sur les braises en tentant de sacrifier des adversaires inatteignables -, Mouctar Diallo s’expose et se révèle être le complice parfait d’un chef de gangs faits de tireurs embusqués.

Il dédouane illico daredare, les forces de défense et de sécurité qui maintiennent souvent le désordre (pas de l’ordre) au cours des manifestations politiques. « Tout porte à croire que les tueries ne sont pas le fait d’une organisation venant du pouvoir », s’empresse de conclure Mouctar Diallo.

Une occasion que saisit aujourd’hui une organisation dénommée « Institut de recherche sur la démocratie et l’Etat de droit », à sa tête l’avocat, Me Thierno Souleymane a déposé une plainte : « Monsieur Mamadou Mouctar Diallo a dit qu’il connaissait des jeunes qui détiennent des armes au moment où il était de l’opposition. Donc à l’époque, il n’était pas ministre. Donc on ne peut pas nous opposer son statut de ministre pour lui accorder une immunité quelconque contre des poursuites judiciaires, concernant ses affirmations. Il faut que cela soit clair. La plainte qui a été déposée contre Mamadou Mouctar Diallo, concerne des actes qui ont été commis antérieurement à sa nomination au sein du gouvernement. »

L’avocat prend soins d’écarter toute coloration politique : « Nous savons qu’à chaque fois qu’il y a des plaintes qui sont déposées on essaye de nous amener sur le terrain politique, la plainte n’a absolument rien à avoir par rapport à une question politique quelconque. »

Mouctar Diallo paie ainsi le prix de son inconstance et sa hargne à vouloir salir, souiller la bonne foi des opposants républicains. Il s’attire donc seul, les ennuis judiciaires. Cette machine pourra bien le rattraper, même après Alpha Condé, l’homme qu’il estime servir en crachant sur les autres.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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