11 148 enseignants introuvables : le SLECG avait alerté…

On ne sait pas exactement depuis quand ces 11 148 agents touchent aux fonds publics. Ils sont quand même introuvables. Certainement sous le fait de la sorcellerie. En tout cas, « Ils ne sont ni en situation de classe au primaire, ni au collège, ni au lycée, ni dans l’administration scolaire. » Pourtant, ils se sont tous enrôlés pendant le recensement biométrique.

Le SLECG, alors en pleine grève avait quand même dénoncé la démarche du gouvernement à vouloir remplacer tous les enseignants qui ne donnaient pas cours et donc qui observaient le mot d’ordre de grève du camarade Soumah. Lequel avait pourtant alerté : «Nous avons constaté un recrutement fantaisiste  dans la fonction publique pendant que nous étions  en grève sans aucune base légale. Ces nouvelles recrues affectées à l’Education ne sont ni des sortants de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSECG), moins encore de l’Ecole Nationale des Instituteurs (ENI). Pire, ces nouveaux fonctionnaires n’ont  aucun niveau.  Certains parmi eux sont incapables d’écrire leurs propres noms. Nous sommes contre ce recrutement, nous attendons le moment venu pour réagir. » Un autre témoignage a bel et bien confirmé.

Il s’agissait de Mariame Sylla de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), ajoute : «Il y a des enseignants dans nos écoles qui n’ont pas de niveau. Nous demandons à l’Etat  de former cette catégorie d’enseignants. Les chefs d’établissement n’ont aucun moyen pour former ces enseignants. J’ai reçu cinq enseignants qui ne peuvent même pas faire la statistique des élèves d’une salle classe alors qu’ils sont payés.»

Si donc aujourd’hui le gouvernement se met à recherche de quelque 11 148 agents, il n y a pas de quoi s’étonner. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, cet Etat distille partout son amateurisme et son mépris. Voilà donc les conséquences…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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