Martine Condé, le hic de la HAC

Le honteux hic à la HAC (Haute autorité à la communication) a pour nom : Martine Condé. Venue aux affaires dans des conditions rocambolesques, elle a été très vite désavouée mais imposée par le pouvoir de Conakry. La gestion de l’institution fait râler. On se rappelle que neuf membres de la HAC sur dix « reprochent son manque de transparence et l’opacité entretenue dans la gestion du budget de fonctionnement de l’institution, son management basé sur l’abus de pouvoir, la manipulation et le trafic d’influence, sa gestion des ressources humaines jugée de catastrophique », rapporte-t-on dans la presse locale.

 

Cette présidente venue à la HAC par une grosse manœuvre politique, au détriment d’un certain Ousmane Camara, ancien chef de Cabinet de la Communication, et DG du Quotidien national Horoya n’a pas le profil pour gérer convenablement la HAC. Tant au niveau des médias qu’au niveau interne. En proie à une crise interne sans précédent, Martine s’est opposée net à un audit interne. Et menace toute personne qui met ce souhait sur table. Le malheur des uns et des autres a commencé à la mue de la Martine : du CNC à la HAC. Personne ou presque ne s’attendait au recyclage de Martine Condé. Mais, elle a pris un raccourci honteux, piétinant toutes les lois afférentes à sa sélection à la tête de la HAC.

 

Au cours d’une conférence de presse, à la veille de la visite de François Hollande à Conakry, Alpha Condé qui dit qu’il ne lit pas les journaux, qu’il ne surfe pas sur Internet, qu’il n’écoute pas les radios. tranche : « Ils peuvent écrire tout ce qu’ils veulent, cela n’a aucune importance. Je ne serais pas du tout influencé par les journalistes qui font du n’importe quoi. » Il n’empêche que Martine ait sanctionné Mouctar Bah et a menacé Espace FM, etc. mais elle n’a jamais réagi quand les militants du RPG malmènent des journalistes pris comme des militants de l’UFDG et vice-versa. Martine est tout simplement un cauchemar.

 

Aujourd’hui, elle s’en prend ouvertement au correspondant de la RFI en Guinée. Elle à la radio mondiale d’avoir diffusé, dans son journal de 6h30, le 8 novembre un reportage de Mouctar Bah dans lequel le journaliste rapporte que ‘’deux jeunes tués devant leur concession par des militaires, selon leurs proches interrogés par RFI, qui précisent que les auteurs portaient des bérets rouges’’. Conséquence : l’accréditation du journaliste a été retiré jusqu’en février 2019. On y voit un acharnement et un mépris dignes d’un régime autocratique. Mouctar Bah doit réagir et attenter un procès contre l’ethno Martine !

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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