20 ans de carrière : Lama sidibé une étoile qui scintille au firmament (Par Amadou Diouldé Diallo)

Il est de coutume que quand on vit en hauteur qu’on ait deux choses à porter demain, l’air pur et frais et une vue panoramique d’en haut et d’en bas dans la précocité et la candeur de l’enfance pour Lama SIDIBE.
Cette position vous ouvre l’esprit et vous donne une imagination et une inspiration qui si vous en fait bon usage vous donne la capacité de vous surpasser, il vous suffit donc de peu d’effort pour faire des merveilles là où le commun des mortels du sang et haut pour obtenir des résultats bien en dressât des vôtres. «Horai fèlo » en poular signifie au sommet de la montagne c’est le nom du quartier qui a vu naitre et grandir l’astre de la musique guinéenne Lama SIDIBE à MAMOU, pourtant le nom dont est vêtu revêtu d’or dans le classique ethno-linguistique « Foula sinani djatourou sinani »DIALLO, DIAKITE, SIDIBE, SANGARE .

Ce nom est prestigieux dans le wassouloun car nulle part dans la stratification sociale peule et manding des 44 articles de la charte de kourkanfouguan SIDIBE n’est doukanfola mais plutôt prince du beur et du lait. Lama SIDIBE est une exception magistrale à la règle comme le mandé Mansa Salif KEITA sur les berges du fleuve djoliba à Bamako porter et protéger par les divines des eaux, Lama SIDIBE lui par ceux des sommets de la montagne comme si les deux à la naissance avaient de l’ADN de la musique.
Voici Lama SIDIBE, 20 ans de succès alignant albums sur albums chantants et enchantant avec ce timbre vocal unique à son genre. Cette voix mal majestueuse et prestigieuse qui ne laisse personne indifférent par ce que chacun y trouve son compte, de la morale sociale aux déclamations poétiques, des récits narrés a la légende et à l’histoire restituée avec sa mémoire d’éléphant qui lui permet d’aligner sans se tromper les noms des villes, villages et hameaux .Des noms encore des noms d’hommes et de femmes chaleureuses enthousiastes et généreuses mais aussi effacé que l’abondance des chansons ferriques et des gestes sublimes projettent sans même le savoir au-devant de la scène .Comme cette nuit de décembre 2014 à Philadelphie aux ÉTATS UNIS lors de la dédicace de son album « FOUTA ».
Lama SIDIBE a L’humanité dans la tête sans avoir la grosse tête ni des caisses sur ses épaules, il est humble généreux, cultiver participant aux débats donnant sa part de l’expérience vécue, la part en argent de ceux qui participent au mouvement porteur du spectacle garanti sans oublier les autres, ses fans qui lui ont fait atteindre les sommets de la popularité avec lesquels il remet le dentifrice dans le tube en parfaite communion, en parfaite complicité.
En diurne comme en nocturne, Lama SIDIBE chauffe les biceps et réchauffe les cœurs surtout ceux meurtris par les aléas, les impaires et les vicissitudes de cette vie qui plus d’une corde à son arc plus d’une flèche a son carquois. Cette vie à la fois heureuse et malheureuse, insaisissable, dramatique, épouvantable, chatoyante, merveilleuse et croque à la pleine dent, pour cette vie et ses tours et détours, ses jeux et enjeux, ses espoirs et ses désespoirs.
Lama SIDIBE est un médecin qui pose le vrai diagnostique et propose la thérapeutique de guérison de ces plaies invisible qui charcute le corps et l’esprit. C’est l’enfant d’horai fèlo » qui ramène à la vie les comateux de notre société par sa voix pénétrante, mélodieuse dans la sinfonie de sons sortis des entrailles d’instruments traditionnels et modernes maniés par des artistes de talent. C’est tout cela qui explique cette effervescence croissante, ces effluves de foules compactes, dense et immense qui se sont donné rendez-vous dans le colossal temple du stade de Nongo ce samedi à partir de 14h à grand évènement grand homme.
Les 20 ans de Lama SIDIBE seront célébré sous la présidence d’honneur de l’enfant de WONDIMA MAMADOU Antonio SOUARE, celui qui tous les jours fait franchi le mauvais marigot à ses compatriotes en leur faisant gouter aux délices de la vie. Antonio SOUARE injecte le bonheur et l’espoir aux Guinéens, c’est pourquoi Lama SIDIBE l’a choisi avec ce parfum de retour aux années, aux scènes et aux plateaux colorés de Miriam MAKEBA dont Antonio SOUARE était le manager.
Pour nous autres, cet adage suffit « quand le canari se casse sur ta tête profites-en pour te laver ».
Elhadj Amadou Diouldé Diallo, Jounaliste Historien

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.