GREVE SUR L’AUTOROUTE : Le mouvement se radicalise-t-il ?

Dans le bras de fer actuel entre son gouvernement et le mouvement syndical, le second, poussé par sa base et l’ensemble des populations semblent vouloir faire fléchir les autorités. C’est ainsi qu’au 4ème jour de la grève générale et illimitée, les activités sont plus paralysées qu’elles ne l’ont été depuis le début, le lundi 15 février, le débrayage. Naturellement, sur l’axe de la route Le Prince, la circulation est littéralement suspendue. Mais la nouveauté, c’est la situation qui prévaut sur l’axe de l’autoroute Fidel Castro où on évoque des barricades pour empêcher les automobilistes récalcitrants de « saboter » la grève.
Au cours de l’Assemblée générale d’hier, le mouvement syndical s’était très sévèrement élevé contre les chauffeurs de taxis qui, cédant à la manipulation des autorités, perturberaient le mouvement. Ils avaient été accusé de porter la responsabilité d’un éventuel échec du mot d’ordre émis par les syndicalises. Sur ce, les responsables du syndicat des transporteurs s’étaient engagés à rectifier le tir.
Visiblement, de ce côté, la promesse semble tenue. En tout cas, ce matin, sur l’axe de l’autoroute, habituellement moins frondeuse, des barricades sont érigées par endroits. Et selon nos informations, ce sont les populations, elles-mêmes, manifestement en phase avec les syndicalistes qui barreraient ainsi la voix pour contribuer au succès de la grève.
Un acte de nature à durcir le mouvement et qui devrait contraindre le pouvoir à faire sauter le dernier verrou, au sujet notamment du prix du carburant.
Anna Diakité, www.kababachir.com

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