DEMAGOGIE : Que cherche Ahmed Kourouma ?

C’est connu, la Guinée est un pays fertile en démagogie. Un pays dans lequel des individus sortis de nulle part, mais désireux de se tailler une parcelle du pouvoir, se transforment en griots pour chanter les louanges de ceux qui sont aux manettes. Il est vrai qu’il ne faut pas trop les en vouloir quand on sait que la technique fonctionne plus efficacement que l’argument du diplôme et du CV. Et c’est pourquoi, en la matière, la dernière trouvaille se nomme Ahmed Kourouma, prétendu banquier d’affaires et (mystérieux) conseiller politique.
Jadis proche du capitaine Moussa Dadis Camara, il a décidément à jamais fait le deuil de cette relation. Désormais, toute attention reste orientée vers le palais Sekhoutouréya. L’homme a une folle envie de se faire remarquer. Et pour y arriver, il a bien sa stratégie. Tout d’abord, il squatte les médias en longueur de journée, en quête de créneaux qui lui permettent de se mettre en évidence. Ceci étant, il est outillé pour tous types de médias. Pour les radios, il inonde toutes les émissions de débats, paré de son costume de pseudo-expert d’on ne sait quoi et se donne des airs d’un intellectualisme qu’il n’a pas. En ce qui concerne le format sites internet et journaux papiers, il a la recette des soi-disant analyses qui, en réalité, ne sont que des attaques déguisées contre les adversaires réels et ou supposés du pouvoir.
Un autre outil dont il se sert à profusion, c’est l’arrogance et l’insolence qui caractérisent son discours. Ainsi, appelé à réagir à une intervention de François Lounceny Fall, à la veille de son limogeage et à propos du trafic de notes verbales, Ahmed Kourouma avait lâché « Qu’il arrête de nous enfumer ! ». Dans la même veine, poussant la démagogie à son paroxysme, il traitait la dernière fois les revendications des syndicalistes « d’irresponsables ». Ce, alors que le gouvernement lui-même, sachant pertinemment qu’il ne sert à rien de tirer la corde avec les syndicalistes, passe son  temps à supplier ces derniers. Le démagogue, il se reconnait par sa capacité à être plus royaliste que le roi. En cela, Ahmed Kourouma est bien de l’espèce des flagorneurs de premier degré.
Il est évident qu’il cherche quelque chose. Autrement, il ne rentrerait pas de l’Italie pour le simple plaisir de défendre le pouvoir du président Alpha Condé. Pour lui, tout est prétexte à pondre un texte ou donner son analyse. Ainsi, il est allé jusqu’à faire publier l’hommage rendu à feu Jean-Marie Doré. Un texte qui, soit dit en passant, n’avait rien de talentueux.
Or, du côté du pouvoir, vu que d’autres qui ont usé du même procédé n’ont pas été à la hauteur, on devrait faire montre de prudence.
Togba Camara, Kababachir.com

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