UDG et RPG : voici les griefs de Mamadou Sylla contre Alpha

« Le président nous disait que Sidya et Kassory Fofana sont de mauvaises personnes et qu’il ne fallait pas s’en approcher. Mais ironie de l’histoire, tous les deux travaillent avec Alpha Condé. Ce qui est grave, il te dit de mauvaises choses au sujet de quelqu’un et après tu le vois avec cette personne. »

Cette déclaration est celle de Mamadou Sylla, président de l’UDG, un parti allié au RPG qui rêvait de la présidence du Parlement ou du au moins de la vice-présidence. Mais rien n’y fait. Magouilles et manœuvres ont fini par tout emporter. C’est en effet dans une interview accordée aux médias en ligne que Mamadou Sylla a fait cette révélation. Laquelle voile à peine les jeux politiciens d’Alpha Condé, afin de s’assurer une certaine loyauté de certains hommes politiques peu avisés. Avec des anecdotes, Sylla rappelle ses rapports avec Alpha.

Extraits : «  Toutes les fois qu’il y a eu une sorte de rupture dans notre amitié, je n’ai jamais été fautif. En guise d’exemple, après les élections de 2010, il n’y a avait aucun contact téléphonique au moins pendant six mois, avant qu’il ne se rétracte. Autre chose, je suis tombé malade pendant quatre mois, il ne m’a jamais appelé, et quand c’est moi qui tente de l’appeler, il ne décroche jamais. Un autre cas, c’est quand j’ai donné un bureau au député uninominal de Boké qui est Alpha Boké, je sais ce qu’il a fait. Il est passé par tous les moyens pour retirer ce bureau à ce monsieur qui appartenait au parti de Sidya Touré qui était de l’opposition. »

Et voici pourquoi Sylla Futurelec est frustré : « Avec Alpha Condé, pendant les cinq ans de sa présidence, notre partenariat n’a pas été avantageux pour moi. On n’est jamais consulté par le président pour des prises de décisions. Je vais vous dire, je suis président de parti et je dois rendre compte à mes cadres. Ils ne peuvent pas comprendre que leur président par exemple nomme à des postes de responsabilité des gens inconnus par nous  et voir même parfois des personnes considérées comme des ennemis à lui et de laisser les cadres des partis qui sont proches et alliés à lui. C’est pourquoi je dis que je suis un homme frustré. »

Il reste que le président de l’UDG ne tire jamais les leçons des jeux machiavéliques orchestrés contre lui par Alpha Condé. C’est donc le juste prix pour lui. Qu’il l’assume.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.