Bilan de l’attaque djihadiste à Grand-Bassam revu: 18 morts

Quinze civils et trois membres des forces de sécurité ont été tués dimanche dans l’attaque djihadiste contre la station de Grand-Bassam, près d’Abidjan, a annoncé lundi le ministre ivoirien de l’Intérieur Hamed Bakayoko. Le ministre a précisé qu’il y avait 33 blessés.

« Trois terroristes ont été abattus », a ajouté M. Bakayoko lors d’une conférence de presse à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire. Les précédents bilans officiels faisaient état de 14 civils et deux membres des forces de sécurité tués, ainsi que six assaillants abattus.

« Hier, sur le théâtre des opérations, dans le feu de l’action, un certain nombre d’informations ont été données et après des recoupements ont été faits. On regarde exactement les personnes décédées identifiées à la morgue et c’est sur la base de cela nous donnons le chiffre exact qui est trois (…) Il faut être transparent », a indiqué le ministre pour justifier la correction.

Dans sa revendication diffusée dimanche soir, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait indiqué que les auteurs de l’attaque étaient trois.

Selon une source proche du gouvernement, les premières forces de sécurité sur place auraient assimilé des victimes trouvées près des assaillants à ceux-ci. D’autre part, un des membres des forces spéciales blessé lors de l’assaut contre les djihadistes est décédé pendant la nuit, a ajouté cette source.

« Ratissage » en cours

Alors que des témoins ont fait état de quatre voire cinq assaillants, le ministre a indiqué que « le ratissage » se poursuivait. « On ne suspecte pas (un nombre plus grand) mais on prend toutes les précautions pour que le ratissage soit le plus large possible », a-t-il expliqué.

Il a promis plus de précisions sur l’identité des victimes comme des assaillants une fois que le procureur aurait procédé aux « identifications complètes ».

Deuil de trois jours

Par ailleurs, M. Bakayoko, qui s’exprimait au nom du gouvernement, a indiqué qu’un deuil de trois jours avait été décrété et souligné que la sécurité serait renforcée aux « endroits stratégiques et dans les lieux accueillant le public (…) écoles, ambassades, sièges internationaux, résidences diplomatiques (…) et aux frontières ».

« Le but recherché (des djihadistes) c’est de faire peur. La première réponse c’est de ne pas avoir peur. Nous, les Ivoiriens, demeurons debout », a-t-il ajouté se montrant confiant quant à l’impact de l’attaque sur l’économie: « la Côte d’Ivoire, sa marche ne va pas s’arrêter ».

Il a aussi reconnu que les « forces de sécurité ont déjoué déjà pas mal de tentatives par le passé. Cela fait quelques années que notre pays est ciblé ».

ats

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