A la veuille de la fête de Ramadan, Conakry renoue avec les embouteillages

A l’instar d’autres pays du monde musulmans,  la Guinée s’apprête à célébrer la fête l’Aïd al-Fitr ou fête de Ramadan, qui marque la fin d’un mois jeûne.

A la veille de cette fête prévue soit le vendredi 17 ou le samedi 18 juillet (selon qu’on a jeûné 29 ou 30 jours), les préparatifs vont bon train. Les embouteillages se multiplient dans les rues de Conakry. Chacun cours par- ci, par là, pour faire face aux besoins familiaux. Une situation qui crée des bouchons dans les rues de Conakry, une capitale qui souffre encore, non seulement des insuffisances des ses infrastructures routières, mais aussi et surtout de la situation géographique du centre d’affaire administratif, dont l’essentiel est concentré dans la Commune de Kaloum et au grand marché Madina.

Au regard des contraintes économiques et des obligations familiales, les parents s’activent à trouver les tenues de fête pour leurs enfants et les autres défenses liées à la fête, conformément au rituel et à la tradition musulmane. Or, cette année la fête de l’Aïd al-Fitr intervient au milieu du mois et ce, dans un contexte économique difficile. Les fonctionnaires et les travailleurs des secteurs publics et privés ne peuvent pas percevoir leurs salaire à cette date, en plus, un long weekend se profile à l’horizon. Depuis un certain temps, les affaires tournent au ralenti dans le pays à cause de la crise politique et sanitaire, il faut alors trouver d’autres moyens pour franchir le cap, avant la fin du mois.

Ce qui fait que la circulation est très dense à Conakry ces derniers jours et les agents de police routière déployés sur le terrain ont du mal à régulariser la circulation, avec bouchons dans plusieurs axes routiers de la capitale.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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