Grève: Soumah lance un appel aux parents d’élèves : « gardez vos enfants à la maison… »

La grève des enseignants qui entre dans sa troisième semaine sans cours, prend une autre tournure ce lundi.

Jusque-là considéré par les autorités comme un ‘’syndicaliste rebelle’’, Aboubacar Soumah a tendance à devenir un syndicaliste plutôt écouté par les enseignants grévistes.

Après avoir été empêché de rencontrer la base vendredi 1er décembre, afin d’étudier les opportunités de maintenir ou non la grève, suite à la proposition d’une solution de sortie de crise avec les religieux, Aboubacar Soumah s’est exprimé ce lundi matin sur les ondes de radio Espace fm et sur Lynx fm. Son message est clair ! La grève se poursuit tant qu’il n’y a pas d’accord sur les différents points de revendication. Face à cette décision, Soumah appelle les parents d’élèves à garder les enfants à la maison et invite les enseignants à suivre le mot d’ordre de grève

«A tous les guinéens, d’être conscients de l’état de précarité dans lequel les enseignants vivent, de savoir que c’est à cause de ça que nous demandons une amélioration de conditions de vie.  Nous demandons à la population, en attendant, de garder les enfants à la maison, et aux enseignants de suivre le mot d’ordre de grève, puisque le gouvernement n’a pas la bonne foi de nous appeler  pour une négociation», déplore le syndicaliste.

Au cours d’une rencontre avec la presse et certains syndicalistes opposés au camp de Soumah, le président Alpha, qui l’avait qualifié  de ‘’rebelle’’, avait menacé de fermer toute radio qui donnerait la parole à Aboubacar Soumah. Même si la menace a été exécutée, avec la fermeture la semaine écoulée des deux radios privées, qui ont finalement repris leur émission, la presse qui est dans son rôle de service public d’information, n’a pas hésité de défier Alpha Condé, en donnant la parole au syndicaliste ‘’dissident’’  Aboubacar Soumah.

A Conakry, les cours ont été de nouveau perturbés ce lundi et on a assisté à une scène des  violences dans plusieurs quartiers de Conakry. Comme on le voit, la fin de la crise n’est pas pour demain.

Nous y reviendrons

Abdoul Wahab Barry, Kababachir.com

 

 

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