Absorption des fonds étrangers : les inquiétudes de Dalein Diallo

Comment absorber les quelques 21 milliards et poussières USD représentant des intentions de financement et dont le gouvernement guinéen y compris Alpha Condé lui-même en fait un trophée de guerre ? Cette question alimente tant de débats. Les plus aberrants, illogiques que les plus raisonnables.

De son côté, Dalein Diallo a des inquiétudes : « Il y a des intentions, il y a une épargne internationale, il y a de l’aide publique au développement, mais il faut avoir une capacité d’absorption. La capacité d’absorption, c’est la capacité d’abord de l’administration à formuler des projets pertinents à bonne date, à veiller à leurs exécutions pour que le décaissement se fasse dans les délais prévus. Mais l’administration avec la corruption, avec ces marchés de gré à gré, personne n’acceptera de prendre l’argent de son contribuable pour donner dans des conditions obscures. »

Avant lui, un ministre de la République et pas des moindres – Mohamed Lamine Doumbouya, ministre du Budget – évoque tout d’abord des problèmes auxquels les uns et les autres sont confrontés aujourd’hui. Il s’agit entre autres du secteur des marchés publics. Or, « Si nous voulons vraiment améliorer l’absorption de ces ressources, nous devons forcement investir dans l’amélioration des conditions d’attribution des marchés et d’exécution de ces marchés et aussi le suivi. » M. Doumbouya rappelle le fameux projet du PNDES. « Il ne faut pas oublier la partie annuelle de PNDES est emboitée par le budget national au titre d’une loi de finances. Par exemple, la loi de finances 2018 qui est en adoption au parlement inclut certains éléments de ce PNDES ce qui fait que nous avons l’obligation en tant que Ministère du Budget de veiller à son exécution tout en préservant l’équilibre budgétaire. Le ministre du Budget est conscient du « rôle important de participer à la mobilisation déjà parce que ce sont des intentions de financements. Il faut capturer ces intentions pour les amener et ensuite créer des conditions pour que ces capitaux puissent rapidement s’investir et créer davantage de valeurs. »

De toute évidence, il ne se perd pas de logique : « Nous avons tout d’abord l’obligation de veiller sur la qualité des dépenses, c’est essentiel pour s’assurer que les ressources ne sont pas gaspillées et que les ressources utilisées puissent avoir des effets d’impact sur les conditions de vie de nos populations. Ensuite, nous avons aussi l’obligation de faire en sorte qu’il y ait plus de mobilisation, que nos régies puissent dépasser les objectifs assignés pour pouvoir mettre à disposition les ressources nécessaires. »

Dalein Diallo a donc de quoi s’en inquiéter…

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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