Accord politique du 8 août : Gassama explose et dénonce

Contrairement au RPG, à l’UFDG, etc., le ministre Gassama Diaby estime qu’en signant les accords du 8 août 2018, les lois auront été biaisées ainsi que la démocratie.

Extrait : « Je regrette de vous décevoir. Je n’ai aucune analyse à faire sur les accords. Ça ne m’intéresse  pas.  Les acteurs politiques ont une  responsabilité. On ne peut pas mettre la loi de côté et signer des accords. Nous avons perdu  la portée et le sens des élections dans notre pays. Voter, c’est perdre ou gagner. Ce n’est pas un accord qui viendra décider à la place de la loi. Cela créé des problèmes. En Guinée, avant les élections, c’est des problèmes. Pendant les élections, des problèmes, après les élections, des problèmes. Tout ceci, parce que la démocratie est biaisée. »

Pour le président du BL, Faya Milimono, «Cet accord n’est pas parfait, nous le reconnaissons. L’idéal dans notre pays serait que chacun se conforme à la loi. Mais, si à une étape du processus tout le monde a été unanime à reconnaitre que les élections ne se sont pas très bien déroulées,  que la loi a été violée à plusieurs niveaux (…), il fallait qu’on ramène tout le monde dans la loi à travers un accord. » Et d’ajouter dans la presse locale : « Ce qui s’est passé à mon avis permet effectivement aux différents acteurs de revenir dans le cadre de la loi et de choisir les exécutifs tout en installant nos conseillers. »

Pour sa part, Tibou Kamara abonde dans le même sens chez nos confrères de Guinée7 : « La loi n’a pas été violée. C’est une mauvaise interprétation des accords. Les deux partis ont décidé de faire des concessions. Ce qui signifie qu’à Dubréka l’UFDG ne va pas présenter de candidat pour la tête de l’exécutif et à Kindia, le RPG en fera de même en faveur de l’UFDG. »

Des jours après, on se rend à l’évidence. Et chacun y va de son commentaire.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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